C'est son histoire

Nadège Beausson- Diagne: "Mes racines africaines, c'est moi qui suis allée les chercher"

Afrique Connection | 01 / 10 / 2018 à 03:52

L'actrice, qui a incarné le rôle de la commissaire Sara Douala dans Plus belle la vie, et qui fait partie des 16 comédiennes françaises noires qui ont publié le livre-buzz Noire n'est pas mon métier, lève un coin du voile sur son histoire personnelle et sa vie privée.


Sur ses origines africaines

"J'ai été élevée par ma mère qui est métissée ivoirienne et bretonne. Malheureusement, mes frères et moi n'avons pas du tout eu accès à la culture africaine à cause d'une histoire familiale compliquée. Mes racines africaines, c'est moi qui suis allée les chercher. J'avais envie de savoir d'où je venais. Ça a commencé avec la danse africaine quand j'avais 18 ans. Puis j'ai eu la chance de travailler dans le cinéma africain. 
La première fois que je suis allée en Afrique, c'était pour tourner Les Couilles de l'éléphant, un film d'Henri Joseph Koumba Bididi. J'avais vraiment l'impression d'être enfin chez moi. Quelque chose de très fort s'est réveillé en moi", révèle t-elle dans un entretien avec le magazine gratuit "Et la santé, on dit quoi?"

Nadège Beausson- Diagne a également expliqué pourquoi elle a accepté de participer au livre collectif "Noire n'est pas métier " sous la houlette Aissa Maiga. 

"C'est essentiel en tant que comédienne, en tant que femme et en tant que femme noire, de parler et de libérer cette parole. Cela doit permettre aux plus jeunes de se construire en ayant une image positive de ce qu'ils sont (...) Être dans le livre Noire n'est pas mon métier avec mes amies, c'est participer à l'amélioration de cette belle société métissée dans laquelle nous vivons en France."

Mariée à un malvoyant, l'actrice a dû faire face à des remarques désobligeantes. 

"Mon mari est malvoyant. Quand on s'est rencontrés, il n'était pas forcément au courant de tous les stéréotypes qui existaient par rapport à la couleur de ma peau. Et de mon côté, je connaissais les blocages qu'il y avait par rapport aux personnes handicapées. Mais je ne m'attendais pas à autant de bêtises. Il s'agit d'éducation. Plus tôt les gens sont éduqués sur le monde et la différence, plus tôt ils apprendront que nous sommes tous pareils. Ma meilleure arme pour répondre à la bêtise humaine, c'est l'humour."

Rassemblés par Afrique Connection 

C'est son histoire

Nadège Beausson- Diagne: "Mes racines africaines, c'est moi qui suis allée les chercher"

Afrique Connection | 01 / 10 / 2018 à 03:52

L'actrice, qui a incarné le rôle de la commissaire Sara Douala dans Plus belle la vie, et qui fait partie des 16 comédiennes françaises noires qui ont publié le livre-buzz Noire n'est pas mon métier, lève un coin du voile sur son histoire personnelle et sa vie privée.


Sur ses origines africaines

"J'ai été élevée par ma mère qui est métissée ivoirienne et bretonne. Malheureusement, mes frères et moi n'avons pas du tout eu accès à la culture africaine à cause d'une histoire familiale compliquée. Mes racines africaines, c'est moi qui suis allée les chercher. J'avais envie de savoir d'où je venais. Ça a commencé avec la danse africaine quand j'avais 18 ans. Puis j'ai eu la chance de travailler dans le cinéma africain. 
La première fois que je suis allée en Afrique, c'était pour tourner Les Couilles de l'éléphant, un film d'Henri Joseph Koumba Bididi. J'avais vraiment l'impression d'être enfin chez moi. Quelque chose de très fort s'est réveillé en moi", révèle t-elle dans un entretien avec le magazine gratuit "Et la santé, on dit quoi?"

Nadège Beausson- Diagne a également expliqué pourquoi elle a accepté de participer au livre collectif "Noire n'est pas métier " sous la houlette Aissa Maiga. 

"C'est essentiel en tant que comédienne, en tant que femme et en tant que femme noire, de parler et de libérer cette parole. Cela doit permettre aux plus jeunes de se construire en ayant une image positive de ce qu'ils sont (...) Être dans le livre Noire n'est pas mon métier avec mes amies, c'est participer à l'amélioration de cette belle société métissée dans laquelle nous vivons en France."

Mariée à un malvoyant, l'actrice a dû faire face à des remarques désobligeantes. 

"Mon mari est malvoyant. Quand on s'est rencontrés, il n'était pas forcément au courant de tous les stéréotypes qui existaient par rapport à la couleur de ma peau. Et de mon côté, je connaissais les blocages qu'il y avait par rapport aux personnes handicapées. Mais je ne m'attendais pas à autant de bêtises. Il s'agit d'éducation. Plus tôt les gens sont éduqués sur le monde et la différence, plus tôt ils apprendront que nous sommes tous pareils. Ma meilleure arme pour répondre à la bêtise humaine, c'est l'humour."

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