second tour au Liberia

George Weah minimise le blocage du processus : «Tout va bien »

Afrique Connection | 02 / 11 / 2017 à 03:24

La tenue du second tour de la présidentielle le 7 novembre, opposant l'ex-star du football George Weah et le vice-président sortant, Joseph Boakai. est très incertaine. Un report n'est pas exclu. En cause, les contestations et autres cris aux « fraudes massives et systématiques » formulées dimanche par trois trois partis politiques, dont celui au pouvoir. Du coup, le processus est grippé.

 

Une audience était prévue ce jeudi matin à la Cour suprême, devant laquelle devaient comparaître les membres de la Commission électorale nationale (NEC). Mais elle a été reportée jusqu'à demain pour des « raisons de procédure » a précisé un porte-parole, cité par l'AFP.

Pour ainsi tenter d'éviter une crise, la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf a fait asseoir mercredi autour d'une table à Monrovia le président guinéen Alpha Condé, le président togolais Faure Gnassingbé et MM. Weah et Boakai pour "écouter leurs différentes préoccupations et leur expertise afin de résoudre ces questions," selon un communiqué de la présidence libérienne.

"Je vous demande à tous de rester calmes. Nous avons rencontré les dirigeants de l'Union africaine (Alpha Condé) et de la Cédéao (Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest, Faure Gnassinbgé) et je peux vous assurer que tout va bien", a déclaré George Weah à ses partisans à l'issue de la rencontre, également cité par l'AFP.

"Nous attendons la décision de la Cour suprême. Le combat démocratique que nous avons entamé en 2005 (première candidature de Weah à la présidentielle, NDLR), nous sommes prêts à l'achever, que ce soit au premier, au second, au troisième ou au quatrième tour", a ajouté l'ancien attaquant du PSG et du Milan AC, d'après la même source.

Deux fois candidat malheureux, l'ancien Ballon d'Or France Football semble cette fois tenir la corde. Il est arrivé en première position au premier tour du 10 octobre.

Ce scrutin est considéré comme un test crucial pour la consolidation de la démocratie dans ce petit pays anglophone d'Afrique de l'Ouest, près de 15 ans après la fin d'une terrible guerre civile ayant fait quelque 250.000 morts.

Jean OLOHOU, Afrique Connection

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