La Malienne fuit son pays et son mari qui la prostituait, en France elle va vivre un calvaire encore pire

Afrique Connection | 02 / 12 / 2017 à 09:04

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Image utilisée à titre d'illustration

Chose étonnante, une Malienne a été contrainte par son mari à son prostituer. Avec la complicité d'un de ses « clients », elle a réussi à se débarrasser du zoug de son mari pour atterrir en France, où l'attendait un calvaire encore pire.

«Anna (prénom modifié) a été mariée à 25 ans à un inconnu, un mariage arrangé par sa famille. Mais ce mari, décrétant qu’elle devait « l’aider pour les dépenses », a décidé de l’enfermer et de vendre son corps à des « amis ». Un jour, l’un d’eux, qui travaillait pour une agence de voyages, fait mine de s’intéresser au sort de la jeune femme. Il lui promet de l’aider en l’envoyant en France. », relate notre confrère Le Monde dans un reportage en marge de la Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage.

La source de poursuivre :

« Délivrée du joug de son époux, le même calvaire l’attend pourtant. La personne qui l’accueille à l’aéroport lui prend son passeport, la conduit « pour quelques jours » dans un hôtel, avant de lui annoncer « qu’il faut payer le voyage, parce que cela avait coûté beaucoup d’argent ».

Dans cet hôtel, la jeune femme, âgée de 34 ans à l'époque, sera ainsi soumise à l'esclavage sexuelle. Sous l'emprise d'un proxénète qui attendait pointé devant la porte, elle enchaînait les passes. Plusieurs clients défilaient tous les jours. Mais c'est le proxénète l'argent.

« C’est comme si votre vie leur appartenait (… ) Je ne pouvais même pas passer une tête dans le couloir », raconte la jeune femme, cité par notre confrère. 

Son calvaire corporel prendra fin un jour de 2013, lorsqu'elle réussit à s'échapper à son proxénète, avec la complicité de la femme de chambre, malienne comme elle. Elle sera ensuite prise en charge par des associations.

Pour autant, elle est encore loin d'être épanouie, faute de papiers. Pire, sa famille au Mali l'a reniée. « Pour mon père, je suis comme morte. J’ai désobéi, j’ai fui mon mari  », fait remarquer la jeune femme.

Yahiya TRAORE, Afrique Connection

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