Thomas E. Duncan aurait menti sur un formulaire à l’aéroport de Monrovia

Le Liberia veut poursuivre en justice le premier malade Ebola diagnostiqué et hospitalisé aux Etats-Unis

Afrique Connection | 03 / 10 / 2014 à 09:25

Il est devenu célèbre pour avoir été la première personne à être diagnostiquée malade d’Ebola sur le sol américain. Mais, s’il ne succombe pas à cette maladie, Thomas E. Duncan, toujours hospitalisé dans un hôpital de Dallas, risquerait d’avoir des ennuis avec la justice de son pays, le Liberia. Là-bas, on lui reproche d’avoir « menti » sur sa déclaration à l’aéroport, peu de temps avant d’embarquer pour son retour en Amérique.

Quand il guérira complètement d’Ebola, le  Libérien qui est le premier cas à être détecté aux Etats-Unis pourrait être amené à répondre à la justice de son pays. C’est en tout cas ce que prévoient les autorités aéroportuaires de son pays. La raison ? Thomas E. Duncan, qui est toujours hospitalisé dans un hôpital de Dallas, au Texas, aurait en effet menti sur un formulaire de renseignement qu’il a rempli à l’aéroport de Monrovia alors qu’il s’apprêtait à prendre son vol de retour au pays de l’Oncle Sam.  En effet, à la question de savoir si durant son séjour il avait eu un contact, ou non, avec une personne infectée par le virus, le voyageur a répondu par « non ».  Or, rapporte la Voix de l’Amérique, des voisins de M. Duncan à Monrovia pensent qu’il a été infecté quand il a aidé à porter une voisine enceinte qui souffrait du virus dans un taxi il y a quelques semaines. « Il aurait fait partie des personnes qui l’auraient chargée dans la voiture, et l’auraient accompagnée à la recherche d’un traitement. Ensemble, ils auraient gagné l'hôpital John F. Kennedy Memorial Hospital, alors qu'elle était en proie à des convulsions. L'établissement n'ayant pas de lit disponible, il aurait aidé à la ramener chez elle », précise la radio américaine. La jeune femme de 19ans serait décédée de l'Ebola le 16 septembre. 

Cité par l’Associated Press, le président du conseil d'administration de l'Autorité aéroportuaire du Libéria à Monrovia, Binyah Kesselly, déclare : « Nous attendons des gens qu’ils se conduisent de façon honorable ».

L'agence aéroportuaire a annoncé avoir déjà porté l'affaire auprès du ministère de la Justice, qui se chargera de lancer des poursuites Thomas E. Duncan, sans doute dès sa rémission de la maladie.

Yahiya TRAORE

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