présidentielle sénégalaise de 2019

Peur d'une vengeance et d'une traque plus rudes: voici pourquoi Wade et ses anciens ministres ne voulaient surtout pas d'une victoire d'Idrissa Seck

Afrique Connection | 04 / 03 / 2019 à 10:37

Auscultant la défaite de l'opposition à la présidentielle du 24 février, l'analyse Babacar Justin Ndiaye a fait une révélation de taille sur les vraies raisons de la posture adoptée par Abdoulaye Wade et son entourage.

"Le premier coup dur renvoie à la double posture de boycott et…d’ambiguïté du Président Abdoulaye Wade. Son attitude tactiquement équivoque était concrètement en faveur de Macky Sall. Preuve que le Pape du Sopi place l’amnistie de son fils, Karim Wade, au-dessus de l’alternance à la tête du Sénégal", écrit-il dans une chronique chez notre confrère Dakaractu.

Avant de révéler:
"Le deuxième élément explicatif est la peur que suscite le Président de REWMI dans la galaxie libérale. Pour les caciques du PDS et pour nombre d’anciens ministres du régime libéral défunt, l’arrivée au pouvoir d’Idrissa Seck constitue une perspective cauchemardesque. Dans les confidences faites en privé, les transhumants disent que Macky Sall traque mal et punit mal. En revanche, la traque, la reddition des comptes et la vengeance sous le magistère d’Idrissa Seck seraient plus méthodiques, plus sophistiquées et plus rudes. En clair, la crème du PDS a peur et a horreur d’Idrissa Seck (...)
Chez nous, la peur d’Idrissa Seck a donné un coup d’accélérateur à la transhumance et à la ruée vers le bunker protecteur du Palais de Macky Sall."
Afrique Connection

Top 10 + Populaires