RDC : nouvelle attaque de la prison de Makala repoussée, situation confuse à Kinshasa

Afrique Connection | 07 / 08 / 2017 à 10:43

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Des soldats des Forces armées de la RDC. © Jerome Delay/AP/SIPA

Selon des sources sécuritaires concordantes, des tirs ont été entendus ce lundi matin aux alentours de la prison de Makala, à Kinshasa. Une nouvelle attaque du centre pénitentiaire aurait été repoussée, mais la situation demeure confuse dans certains quartiers de la capitale de la RDC.

Ces derniers mois, des attaques se multiplient et se ressemblent, à Kinshasa ou ailleurs. Moins de trois mois après l’évasion spectaculaire à la prison de Makala (près de 5 000 détenus avaient pris la fuite, selon notre décompte), le principal centre pénitentiaire de la capitale congolais a été ce lundi 7 août la cible d’un nouvel assaut.

« Nous avons entendus des tirs », a confirmé à Jeune Afrique  une source au sein de Makala. À l’en croire, des assaillants se sont affrontés aux militaires positionnés tout autour de la prison. Mais ils n’ont pas pu, pour l’instant, pénétrer dans l’enceinte où règne un « calme précaire », selon des témoins.

L’ombre de Ne Muanda Nsemi plane sur Kinshasa

Dans les quartiers environnants, la situation demeure très confuse, notamment à Tshangu, district situé dans l’est de Kinshasa. Vers l’Université pédagogique nationale (UPN), plus à l’Ouest, un groupe de personnes, hommes et femmes, est descendu dans les rues brandissant une banderole sur laquelle on pouvait lire « Le Congo aux Congolais, le Rwandais aux Rwandais ». Invitant ainsi le président Joseph Kabila, qu’ils appellent « Hippolyte Kanambe », à quitter le pays.

« Ces écrits aperçus sur la banderole sont trop proches de la rhétorique de Ne Mwanda Nsemi », a déduit une source officielle qui a requis l’anonymat. Un mois et demi après son évasion, le chef de la secte politico-mystique Bundu dia Kondo (BDK) avait refait une apparition dans une vidéo diffusée sur YouTube. Ce jour-là, le gourou lançait un ultimatum aux Rwandais « qui travaillent pour la colonisation du Congo » de quitter la RDC avant le 7 août.

Selon les sources sécuritaires locales, une intervention des forces de sécurité est en cours pour « rétablir de l’ordre » dans toute la capitale. Les riverains signalent toutefois des activités « timides » au centre-ville. Une seule chose est sûre : la psychose gagne progressivement Kinshasa à la veille des journées du 8 et du 9 août, déclarées « villes mortes » par le Rassemblement de l’opposition. Jeune Afrique

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