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Massacres au stade du 28 septembre: dernière ligne droite vers le procès

Afrique Connection | 10 / 11 / 2017 à 09:11

Dans un communiqué conjoint, des organisations de défense des droits de l'Homme et des victimes avaient affirmé que les trois juges d'instruction avaient notifié lundi "aux parties la fin de l'information judiciaire".

Le chef de la junte militaire Moussa Dadis Camara avec son aide de camp, le lieutenant Aboubacar "Toumba" Diakité, à droite, à Conakry, le 2 octobre 2009.

"La clôture de l'instruction interviendra après les réquisitions du procureur de la République", a souligné le ministère, annonçant par ailleurs que le ministre Cheick Sako avait "pris un arrêté créant un comité de pilotage en vue de la préparation matérielle du procès à venir".

Dans leur communiqué, les ONG, dont la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) et l'Association des victimes, parents et amis du 28 septembre 2009 (Avipa), demandaient le renvoi des 14 prévenus, "dont l'ex-chef de la junte Moussa Dadis Camara, devant le tribunal de Dixinn, afin de permettre l'ouverture d'un procès dès 2018".

Le 28 septembre 2009, des militaires avaient tué au moins 157 personnes et violé 109 femmes, dans un stade de Conakry où étaient rassemblés des milliers d'opposants à la candidature à l'élection présidentielle du chef de la junte de l'époque, Moussa Dadis Camara, selon une commission internationale d'enquête de l'ONU.

Moussa Dadis Camara vit en exil au Burkina Faso, où il a été inculpé en juillet 2015 par des magistrats guinéens pour son implication présumée dans le massacre.

Son ancien aide de camp, Aboubakar Sidiki Diakité, dit Toumba Diakité, extradé du Sénégal vers la Guinée en mars 2017, fait également partie des prévenus.

Avec AFP

 

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