Paris : une fillette de 4 ans victime de «viol en réunion» par des camarades de maternelle

Afrique Connection | 12 / 10 / 2018 à 03:20

Une main courante a été déposée au commissariat du XIIIe arrondissement de Paris pour des faits de viol en maternelle. La victime serait une petite fille de 4 ans et aurait été violée par des camarades du même âge.

Une nouvelle affaire de viol secoue l'opinion publique. Et pour cause, elle concerne des enfants de maternelle. Les faits remonteraient à mi-septembre selon les informations du Parisien qui révèle l'affaire. Une petite fille de 4 ans, scolarisée en moyenne section de maternelle dans une école du XIIIe arrondissement de Paris, aurait été isolée par trois camarades du même âge sous une structure de jeu dans la cour de récréation. Là, ils lui auraient retiré ses vêtements et lui auraient fait subir une pénétration digitale.

Une enquête sociale ouverte ?

Mise au courant des faits, la directrice de l'établissement aurait déconseillé aux parents de la fillette de porter plainte. Ils ont néanmoins déposer une main courante en début de semaine du 8 octobre. La victime aurait également été victime du même type d'agression à deux reprises l'année précédentes et les auteurs seraient deux autres camarades. Pour Michèle Créoff, vice-présidente du Conseil national de la protection de l'enfance (CNPE) interrogée par Le Parisien ce type d'acte, bien qu'il ne soit pas fréquent, n'est pas exceptionnel : « On est à l’âge des premiers émois. A un stade de développement où la curiosité émerge, notamment au niveau sensoriel et sexuel. »

Le dépôt de la main courante peut permettre à ce qu'un juge des enfants soit saisi. Il pourra alors ordonner une enquête sociale qui permettrait d'auditionner les parents, mais aussi les enseignants ou les intervenants de l'établissement scolaire. Tout cela doit aider à vérifier si les enfants, victimes ou auteurs, n'ont pas reproduit des gestes qu'ils auraient subi ou desquels ils auraient été témoins. Face à la justice, il n'existe pas d'immunité pénale liée à l'âge mais « les parquets, dans la pratique, n'engagent bien évidemment pas de poursuites contre des enfants aussi petits », a déclaré un policier spécialisé au Parisien. Ladepeche

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