Au Bénin, les journalistes dans une très grande précarité

Afrique Connection | 14 / 05 / 2018 à 09:07

A l'instar de tous les pays africains, les journalistes béninois de la presse privée travaillent dans des conditions très précaires. Sans contrat de travail, ni salaires, ni protection sociale... ils sont à la merci de patrons de presse véreux qui les exploitent donc à leur guise.

C'est une "précarité qui finira par achever le journaliste de la presse privée", prophétise Modeste Dossa, journaliste au sein d'une chaîne de télévision privée Golfe TV Africa, cité par notre confrère VOA.

Pire, selon notre confrère, ces journalistes n'osent pas dénoncer leur précarité.

"En parler pourrait vous contraindre à un chômage immédiat. Bien de patrons de presse ont fait signer à leurs employés des documents qui les empêchent de se plaindre au risque d'en payer le prix fort. Les quelques-uns qui acceptent se prononcer requièrent l'anonymat, fatigués par une situation qui n'a fait que trop durer", souligne notre confrère.

Au Bénin, la convention collective fixe le salaire minimum mensuel à 120 000 FCA. Mais cette convention n'est jamais respectée par les employeurs.

Selon VOA, beaucoup se lancent dans une sorte de rançonnement et de chantage. Un directeur général est payé à moins de 200.000 francs CFA. Ils s'arrogent toutes les couvertures médiatiques du mois pour avoir le complément. Les stages se renouvellent continuellement et ceci de façon bénévole. 

Afrique Connection, avec VOA

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