Crise chez les partisans de Khalifa Sall

Taxawu Sénégal /France: Moussa Diémé retrace la genèse du mouvement et clache ses camarades qui n'ont pas toujours assumé leur "khalifisme"

Afrique Connection | 15 / 12 / 2019 à 09:02

Tribube.

 

En réponse à divers propos tenus dans différents panels, le moment est venu de présenter, ici, les étapes les plus significatives qui ont jalonné le processus ayant abouti à la mise sur pied de Taxawu Sénégal/France.
Les évènements du 05 mars 2016 survenus à la Maison du Parti à Dakar sont subséquents à la manière dont le Pari était conduit, arrimé à Benno Bok Yaakaar avec l’APR comme locomotive. Les législatives et la présidentielle à l’horizon exacerbaient les dissensions au sein du Parti.


C’est dans ce contexte que s’appuyant sur la décision du comité central du 30 mai 2015 par rapport à l’élection présidentielle, on assista à la naissance de plusieurs mouvements de soutien favorables de manière claire à Khalifa Ababacar Sall.
En Hexagone, on notait la ramification de Fal Khalifa, And Dolel Khalifa, Khalifa Président. À ces structures s’ajoute l’Association des Amis du Parti Socialiste (APSS) qui porta son choix sur Khalifa Sall.


Des camarades, n’appartenant à aucun mouvement, affichaient leur soutien à Khalifa Sall si bien que leur implication aux différentes concertations préalables à la conduite d’activités, était effective. Une démarche d’ouverture allant au –delà des mouvements de soutien.

Après la signature du manifeste du 16 juillet 2016, le même état d’esprit a prévalu . Il aboutit aux activités suivantes :
-le 29 Octobre 2016, soutien à Barthélémy Dias après la résurgence du dossier de l’attaque de la mairie de Mermoz en décembre 2011 ;
-le 04 Février 2017, soutien à une dizaine de camarades placés sous mandat de dépôt suite à une plainte du Parti Socialiste. « Les partisans de Khalifa Sall rallient toute l’opposition à leur cause »titrait un journaliste qui couvrait la manifestation ;
-le 18 Mars 2017, soutien à Khalifa Sall, après son embastillement à Reubeus le 07 Mars 2017 . Le hasard a voulu qu’au lendemain de son élargissement, Khalifa Sall rencontrait pour les remercier ses différents soutiens le 02 Novembre 2019 à Paris dans la même salle où eut lieu la première manifestation pour dénoncer son arrestation.

La naissance de la coordination est une réaction de désapprobation à la circulaire du Secrétaire Général du Parti Socialiste désignant un groupe de camarades pour diriger le Parti en France.

Pour en arriver là, il a fallu la mobilisation de tous les camarades opposés à ce procédé et celle des mouvements de soutien lesquels ont encouragé leurs membres à intégrer cette coordination dont la mise en place du bureau donna lieu à de réelles concertations débouchant sur un consensus.

Les investitures, en vue des élections législatives du 30 juillet 2017, laissaient éclore des ambitions parfois fondées sur la représentation d’ untel mouvement de soutien. Après la publication des listes de Manko Taxawu Sénégal, un mouvement de soutien , par un communiqué, dénonçait, au Sénégal, l’absence de ses représentants sur ces listes.

Tirant les leçons de cette épisode, la nécessité de fusionner les mouvements de soutien dans une seule structure était de plus en plus partagée. Des séances de travail, des concertations aboutirent à créer TAXAWU SÉNÉGAL/France.
En réunion de la défunte coordination, il y’a eu des informations véritables sur l’idée, la démarche, le dépôt du dossier de reconnaissance. Aucun membre de bureau de cette structure aujourd’hui inexistante, pour peu qu’il lui reste un grain d’amour propre, ne peut contester cette affirmation.

Après quelques péripéties relatives à la forme et au traitement du dossier, le récépissé de reconnaissance est obtenu le 23 janvier 2019. Sa publication au journal officiel, le 02 février 2019. Communiquant sur ces faits, Taxawu Sénégal/France affichait sa volonté à affirmer davantage sa personnalité.

L’ouverture est le crédo de Taxawu Sénégal/France. L’adhésion nouvelle de camarades a conduit, dans un souci d’adaptation, à la modification de certaines dispositions des statuts. Cette modification ne pouvait intervenir que par une assemblée générale. Programmée depuis le 28 juillet, elle eut lieu le 05 octobre 2019. Cette même ouverture a présidé la tenue des manifestations ci-dessus évoquées.

Parler d’un récépissé obtenu en « catimini » et « d’usurpation », c’est étaler sa mauvaise foi en exposant sa personnalité véritable. Tout cela est entrepris à dessein : nuire. Mais cogiter devant un clavier et écrire ce qui peut être vraisemblable, ne résiste pas aux faits.
Se réclamer khalifiste est aisé, aujourd’hui ; hier il fallait entortiller pour démontrer qu’on ne l’était pas.

Ce genre de discours a disparu des réunions politiques et des réseaux sociaux. Aucune surprise, la politique est un vaste réceptacle, tous les propos y sont audibles.

Moussa DIEME, Taxawu Sénégal/France.

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