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A la CAN aussi, on pleure Ousmane Tanor Dieng...qui efface les Lions des Unes des journaux

Afrique Connection | 16 / 07 / 2019 à 09:34

Des dirigeants du football sénégalais présents en Egypte pour la Coupe d’Afrique des nations CAN 2019 (21 juin au 19 juillet) ont unanimement salué la mémoire du défunt président du Haut Conseil des Collectivités locales (HCCT), décédé ce lundi en France des suites d’une maladie. Un triste événement qui a "volé" momentanément la vedette aux Lions à la Une des journaux de ce mardi.

 

’’Je peux dire que c’est une grosse perte pour le sport sénégalais en général et le football en particulier’’, a réagi le ministre des sports, Matar Ba, présent dans la capitale égyptienne où le Sénégal doit jouer ce vendredi la finale de la CAN 2019 contre l’Algérie.

Ousmane Tanor Dieng n’était « pas un allié de circonstance, il est toujours présent dans les moments de réussite ou quand ça va moins bien », a témoigné le ministre des Sports au sujet du secrétaire général du Parti Socialiste, qui a selon lui « compris les enjeux du sport moderne ».

Saër Seck, président de la Ligue sénégalaise de football professionnel et vice-président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), s’est présenté comme ’’un ami personnel’’ d’Ousmane Tanor Dieng.

’’C’est un grand frère, un ami personnel qui est parti, il m’a toujours témoigné beaucoup d’affection », a indiqué le vice-président de la FSF.

’’C’est une triste nouvelle au lendemain de cette qualification en finale de la CAN qu’il aurait dû fêter », a ajouté Saër Seck.

’’Tout à l’heure, on discutait, le Directeur technique national et moi, on se disait que s’il était encore de ce monde et en pleine possession de ses moyens, il serait parmi ceux qui feront le déplacement pour la finale de vendredi’’, a fait le président de la LSFP.

Selon lui, Ousmane Tanor Dieng fut « un allié sûr du football », toujours présent aux côtés de cette discipline, « qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il neige’’.

Il a dit que l’un des derniers gestes du défunt en guise de soutien à la famille du football, c’est d’avoir accepté de parrainer la Coupe de la Ligue amateur.

Le président de Niary Tally, Djibril Wade, a abondé dans le même sens, rappelant que l’ancien ministre d’Etat sous le régime socialiste, aimait faire du sport avec ses amis sur la corniche ouest.

’’En tant que président d’un club de navétanes, je n’hésitais pas à m’y rendre pour décrocher un RV’’, a dit M. Wade, précisant qu’il avait discuté dernièrement avec le défunt président du HCCT de la situation du terrain situé à côté du siège de la SICAP que l’Etat a finalement octroyé à son équipe.
 
Les anciens internationaux Cheikh Seck et El Hadj Diouf ont également évoqué la proximité du président du HCCT avec les sportifs et sa présence régulière au stade lors des matchs des équipes nationales.
 
’’Ils ne se ménageaient pas pour procurer les bons conseils » aux footballeurs pendant leur et même après, ont rappelé les deux anciens internationaux.
 
’’Moi aussi, je peux dire que c’est un ami et pour la première fois de ma vie, la semaine dernière, j’ai envoyé un SMS qui n’a pas eu de réponse’’, a indiqué Cheikh Seck, par ailleurs président du Jaraaf de Dakar.
 
Pour cette proximité avec les footballeurs, les Lions doivent gagner le trophée continental, selon El Hadji Diouf, finaliste de la CAN 2002.
 
’’Il aurait aimé tellement voir les Lions sacrés et c’est le meilleur hommage qu’on peut lui rendre’’, a dit l’ancien capitaine des Lions dont l’idée est partagée par Cheikh et Saër Seck.
 
Pour sa première qualification à une finale continentale depuis 17 ans, les Lions avaient toutes les chances de continuer à occuper seuls les programmes et Unes de la presse audiovisuell, écrite et en ligne jusqu'à la semaine prochaine.
Mais la triste nouvelle tombée depuis Paris lundi en fin de matinée est passée par là.
A l'instar des radios et télévisions et autres sites en ligne, la presse quotidienne de ce mardi a consacré ses éditions à la mort du Premier secrétaire du Ps. 
 
’’Le baobab s’est affaissé’’, affiche Kiritk, en référence au défunt, nommé président du Haut Conseil des collectivités territoriales par Macky Sall dont il était l’un des soutiens les plus sûrs.
 
Ousmane Tanor Dieng dirigeait le HCCT de 2016 à sa mort survenue en France où, selon en entourage, il se faisait soigner depuis des mois.
 
’’Le secrétaire général du Parti socialiste rappelé à Dieu, c’est toute la classe politique qui est endeuillée’’, relève Kritik, d’où le ’’bel et unanime hommage de la classe politique à un homme de valeur’’, comme rapporté par Vox Populi.
 
’’Fin d’un grand commis’’, souligne le quotidien Enquête, lequel signale que l’érosion côtière et les changements climatiques comptent parmi les dernières préoccupations du défunt secrétaire général du Parti socialiste.
 
’’De façon unanime, les Sénégalais retiennent de lui un homme d’Etat achevé qui a consacré l’essentiel de sa vie au service du Sénégal et de la République’’, relève Le Soleil, qui caractérise comme suit le défunt : ’’L’élégant politique. »
 
L’Observateur rappelle que le secrétaire général du Parti socialiste ’’a écrit une importante page de l’histoire politique du Sénégal. De son Nguéniène natal au sommet de la République. »
 
Ousmane Tanor Dieng ’’avait été intronisé dauphin par Abdou Diouf qui lui avait remis les rênes du parti de Senghor’’, le PS, note Le Témoin quotidien, rappelant que le défunt ’’a été au service de l’Etat pendant 40 ans. »
 
Comme conseiller chargé des affaires internationales au ministère des Affaires étrangères (1976-78), conseiller diplomatique auprès du président Léopold Sédar Senghor (1978-80), puis auprès du président Abdou Diouf, avant d’être nommé directeur de cabinet et ministre d’Etat chargé des Affaires et Services présidentiels.
 
’’Nguéniène inconsolable, la Maison du PS sous le choc’’, note ensuite Le Témoin quotidien. Pour sa part, le président Macky Sall, « qui a perdu un fidèle allié, a affrété un vol spécial pour le rapatriement du corps’’, indique L’As.
 
’’Tanor, comme le retiennent beaucoup de personnes, part avec un océan de secrets, de réalités et d’expériences politiques, mais en enracinant l’image d’un homme d’Etat et homme politique au parcours exceptionnel, sinon multidimensionnel’’, écrit Sud Quotidien.
 
Il ’’a vécu avec ses secrets d’Etat qu’il emporta avec lui. Le PS de Senghor, puis de Diouf, a survécu avec lui, mais difficilement. Au pouvoir et, ensuite, dans l’opposition, Tanor est un homme à plusieurs vies’’, souligne de son côté le journal Le Quotidien.
 
’’Même s’il n’a pas occupé la plus haute station de l’Etat, la magistrature suprême, Ousmane Tanor Dieng a concentré beaucoup de pouvoirs entre ses mains de 1993 date de sa nomination comme ministre d’Etat chargé des affaires présidentielles à 2000’’, indique Walfquotidien.
 
Afrique Connection, avec APS

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