risques de heurts lors de la finale de CAN ?

Quand la finale Sénégal-Algérie inquiète et préoccupe... la police et les autorités française

Afrique Connection | 16 / 07 / 2019 à 06:13

Le syndicat Alternative police « demande la mise en place » dans les grandes agglomérations pour « endiguer tout débordement » vendredi soir.

Faut-il des fan zones dans les grandes agglomérations pour encadrer les supporteurs le soir de la finale de la CAN entre le Sénégal et l'Algérie vendredi soir ? La question est posée par Alternative police, après les incidents qui ont éclaté à Paris, Marseille ou encore Lyon en marge de la victoire de l'Algérie en demi-finale dimanche.

Le syndicat, affilié à la CFDT, a fait une demande en ce sens auprès du directeur général de la police nationale (DGPN) Eric Morvan et du préfet de police de Paris, Didier Lallement.

Il s'agirait, selon le syndicat, de mettre en place des fan zones, telles qu'elles avaient été pensées dans différentes grandes villes pendant l'Euro 2016 ou le Mondial de 2018. Soit des périmètres sécurisés avec des barrières, un système de vidéosurveillance, des palpations à l'entrée et une présence renforcée des forces de l'ordre, de pompiers et de soignants.

Objectif : « Permettre à la grande majorité de fêter l'événement dans la tranquillité et le calme. Et d'identifier, le cas échéant, les éléments perturbateurs afin de les exfiltrer voire de les interpeller à l'issue de la rencontre », plaide auprès du Parisien Denis Jacob, le secrétaire général d'Alternative police. Avec l'avantage, insiste-t-il, de « mobiliser moins d'effectifs policiers ». « Ce qui peut permettre d'en disposer davantage en maintien de l'ordre aux alentours », défend-il encore.

« Pas sûr que les supporteurs se déplaceront pour se retrouver parqués dans une fan zone »

Mais cette proposition ne fait pas l'unanimité parmi les syndicats policiers. « Les difficultés ne se posent pas pendant le match, mais après, une fois qu'on a ouvert les barrières », balaie David Michaux, secrétaire national CRS Unsa-Police. « Et je ne suis pas sûr que les supporteurs se déplaceront pour se retrouver parqués dans une fan zone », observe-t-il.

À ses yeux, les débordements pourraient bien ne pas être si marqués vendredi. « Malgré la concomitance dimanche de deux événements à risques (NDLR : les festivités du 14-Juillet et Algérie-Nigéria), il ne s'est pas passé grand-chose finalement », souligne-t-il. « Les nombreuses interpellations en amont (NDLR : 282 dans toute la France) ont permis de limiter un peu la casse », estime-t-il.

Quid des inquiétudes formulées par certains policiers après des ventes massives ces derniers jours d'acide chlorhydrique - qui entre dans la composition de bombes artisanales - en Essonne ? « On nous avait annoncé la guerre pour le 14-Juillet, il n'y a rien eu », évacue encore David Michaux.

Un dispositif écarté par Nunez

Interrogé en marge de son déplacement à Martigues, le Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a écarté la solution des fans zones, « qui n'ont jamais empêché la liesse populaire », ainsi que la fermeture des Champs-Élysées, « un dispositif qui pourrait conduire à davantage de troubles », rapporte la Provence.

 Avec Leparisien

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