Nouveau gouvernement à Maurice: casse-tête politique et communautaire

Afrique Connection | 16 / 12 / 2014 à 10:13

1280px-Evening_Port_Louis_1_0.jpg

Port-Louis, la capitale de la République de Maurice.

Le processus démocratique est respecté à l’île Maurice. Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, battu au scrutin du 10 décembre a démissionné. Son successeur Sir Anerood Jugnauth a été officiellement nommé dimanche matin et il doit désormais nommer son cabinet ministériel. Ce qui n’est pas une mince affaire, car il y a de grands équilibres à respecter dans ce petit pays.

Outre la compétence, Sir Anerood Jugnauth devra satisfaire trois critères de sélection obligatoires dans l’île de la diversité et des coalitions politiques. Le nouveau Premier ministre et leader d’une alliance de trois partis devra, en premier lieu, trouver un compromis sur le nombre de portefeuilles qui sera attribué à chaque partenaire.

Dans un gouvernement qui pourrait compter autour de 25 ministres, le deuxième critère de sélection est la délicate question de l’équilibre communautaire, car il faudra à Sir Anerood Jugnauth satisfaire non seulement la majorité hindoue dont il est issu, mais aussi les minorités dites créole, musulmane, tamoule et sino-mauricienne. Mais l’exercice est encore plus complexe car le troisième critère de sélection est celui des différentes castes hindoues redéfinies à l’île Maurice.

On peut comprendre que le vétéran de la politique, qui a occupé par le passé quinze ans le fauteuil de Premier ministre, a déclaré qu’il n’est pas pressé de constituer son cabinet ministériel. rfi

 

Top 10 + Populaires