Coupe du monde 2018

Le Sénégal, pays le plus pauvre parmi les 32 qualifiés... (et le plus malheureux aussi)

Afrique Connection | 17 / 11 / 2017 à 12:11

On ne sait pas quel rang occupera le Sénégal au classement final de la Coupe du monde 2018, en Russie, l'été prochain. Par contre, on connaît d'ores et déjà sa position sur deux tableaux mettant en compétition les 32 pays qualifiés. Et sur tous les deux, le pays des « Lions de la Teranga » est...bon « ndaaré » (bon dernier). Explications !

 

D'abord, sur le classement des pays les plus riches parmi les 32 qualifiés pour le Mondial russe, le Sénégal occupe...la 32e place. La dernière donc. Les statistiques qui ont permis ce classement sont établis par Fonds Monétaire International, souligne notre confrère l'Equipe. Ce classement est basé sur le Produit intérieur brut (PIB) par habitant, et calculé en «parité de pouvoir d'achat» (PPA).

Mais, ironie du sort, les quatre pays qui précèdent le Sénégal sur tableau sont...les quatre autres pays africains qualifiés pour la messe du football l'été prochain : Nigeria (31e), Maroc (30e), Tunisie (29e) et Égypte (28e).

Voici le classement complet des pays les plus riches parmi les qualifiés :

 

Le deuxième tableau où le Sénégal occupe le dernier rang est celui de….l'indice bonheur.

Pour ce classement, L'Equipe s'est fondé sur des statistiques du « World Happiness Report ». Depuis 2011, cette hiérarchie du bonheur est établie chaque année par l'Organisation des Nations Unies (ONU). Elle s'appuie sur plusieurs critères dont le PIB, l'espérance de vie en bonne santé, la liberté, la générosité, l'aide sociale ou encore la perception de la corruption.

Il résulte donc que le Sénégal est le pays qualifié le plus malheureux donc.

Là aussi, il ne dépayse pas trop, puisque ses frères africains ne sont pas trop loin derrière : Égypte (30e), Tunisie (29e), Nigeria (28e) et Maroc (26e).

 

Mais en sport, seule la vérité du terrain compte. Donc au Sénégal et aux autres mondialistes africains de tordre le cou à ces considérations socio- économiques. Qui sait, peut-être que les « Lions de la Teranga », par exemple, vont rugir plus fort que leurs aînés de 2002 conduits par un certain El Hadj Diouf qui, après s'être offert la France de Zidane en entrée, quittèrent la compétition par la grande porte, en tombant en quarts de finale contre la Turquie.

Cheikh SARR, Afrique Connection

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