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En Tunisie, la jeune députée, Khawla Ben Aïcha, se lance en croisade contre le test anal

Afrique Connection | 18 / 06 / 2019 à 10:10

Son nom ne fait pas encore les gros titres, mais cela pourrait bien changer. Khawla Ben Aïcha est l’une des nombreuses députées élus pour la première fois en octobre 2014, lors des élections législatives, les premières depuis la révolution du jasmin (Elle n’avait que 26 ans). Elle fait partie des 68 femmes élues à l’assemblée, dont la plupart sont de nouveaux visages, sans expérience politique notable préalable.

Cette jeune députée s'est lancée dans une croisade contre un article particulier du code pénal tunisien: l’article 230. C'est cet article, qui date de 1903, qui criminalise l’homosexualité.
Il prévoit jusqu’à trois ans de prison pour “sodomie” entre adultes consentants.
A l'instar des organisations de défense des droits de l'Homme, Khawla Ben Aïcha dénonce les nombreuses arrestations et les condamnations fondées sur cet article. En 2018, 120 homosexuels ont été arrêtés sur la base de cet article. Un record.
"Nous comptons rendre l’article 230 caduc sans le toucher. Nous voulons interdire le test anal, comme c’est la seule preuve utilisée par la justice pour “prouver” l’homosexualité de quelqu’un.Même si la majorité des voix appellent à l’abolition de l’article 230, je pense qu’il est plus judicieux d’apporter des amendements au texte de loi et d’interdire la pratique des tests anaux plutôt que de l’abroger totalement. Avec l’aide d’une dizaine de députés, nous avons proposé un texte de loi pour mettre un terme aux tests anaux que la police peut faire subir à des prévenus pour prouver l’homosexualité", explique la jeune députée dans un entretien avec Huffingtonpost.
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