RDC: rapatriement houleux d'ex-rebelles du M23 depuis l'Ouganda

Afrique Connection | 19 / 12 / 2014 à 09:59

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Des ex-rebelles du M23 à l'aéroport d'Entebe

Une première vague de 120 ex-rebelles du M23 a été acheminée par avion de l'Ouganda vers la RDC. C'est le point de départ pour le respect de l'accord de Nairobi signé entre les autorités de Kinshasa et l'ex-rébellion.

Le rapatriement des ex-éléments rebelles a été émaillé d'un incident qui a fait plusieurs blessés par balles selon le coodinateur de l'ex-rebellion, François Muamba. Du coup un millier d'ex-combattants qui ont pris la fuite de leur camp en Ouganda accusent l'armée ougandaise d'avoir organisé une opération de rapatriement forcé. Officiellement une partie de ces ex-combattants du M23 se trouvent actuellement dans un camp de réfugiés de Bihanga en Ouganda. Pour l'universitaire congolais Dr. Espérance-François BULAYUMI, de l'instiut AfroAsie en Autriche, la faute est à l'Etat Congolais.

L'ONG, la Convention pour le Respect des Droits de l'Homme, CRDH, dans le territoire de Beni, accuse plusieurs hauts responsables militaires ougandais de préparer de nouvelles attaques contre la RDC. Le président de la CRDH pointe du doigt plusieurs chefs militaires Ougandais de tenir des réunions secrètes à la lisière de la frontière entre les deux pays, en vue d'envahir l'est de la RDC, en utilisant des éléments de l'ex-rébellion. C'est pourquoi son président,Jean Paul Ngahangondi récuse toute Amnistie pour les rebelles.

Enfin, depuis Kampala où il vit, le président du M23, Bertrand Bisimwa a dénoncé, le "rapatriement forcé" des ex-combattants. Il a déclaré qu'au cours de l'opération, plusieurs anciens rebelles avaient été blessés par balle. Bertrand Bisimwa estime par ailleurs que le rapatriement violait l'accord signé le 12 décembre 2013 à Nairobi avec le gouvernement de RDC pour mettre fin au conflit dans l'est du pays.

Deutch Welle

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