sur la route de la présidentielle sénégalaise

Comment le SUD de Moustapha Guirassy creuse son sillon dans la diaspora, sans tambours ni trompettes

Afrique Connection | 20 / 09 / 2018 à 03:16

Dimanche 16 mars, les partisans du candidat Moustapha Guirassy ont tenu une grande rencontre à Aubervilliers, près de Paris au cours de laquelle ils ont validé officiellement huit nouvelles sections. Dans la foulée, ils ont fait face à la presser pour exhiber leur force de frappe. Mais aussi pour souligner les atouts de leur favori dont ils pensent qu'il a toutes les qualités pour succéder à Macky Sall l'année prochaine, au Palais Léopold Sédar Senghor.

 

Au tout début de cette année, ils avaient annoncé la couleur. C'était à Montreuil, près de Paris. Ce jour-là, leur favori, le député Moustapha Guirassy, dans une salle comble, avait pris date. Après avoir remercié ses militants de la diaspora d'avoir contribué à son élection à l'Assemblée nationale, l'ancien ministre de la Communication (sous le régime d'Abdoulaye Wade), avait annoncé aux siens les grandes lignes de son projet pour le Sénégal, projet porté par le parti qu'il venait de lancer, à savoir le SUD (Sénégalais Unis pour le Développement).

Ses relais à Paris s'étaient alors engagés à massifier leur formation avec l'objectif de devenir le « meilleur parti en France ».

Depuis, ils se sont mis au travail, assurent-ils. Le tout sans tambours, ni trompettes, afin de « surprendre la concurrence ».

Alors, où en est le SUD ? Quel travail a t-il effectué ces neuf derniers mois ?

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« Depuis l'été nous avons monté 22 sections à Paris. Rien qu'aujourd'hui, nous avons validé huit sections lors de notre réunion. Tous les représentants sont là. Pour valider un comité il faut au moins 20 militants. Et chacun de nos comités compte entre 40 et 60 militants. Nous avons également mis en place un secrétariat Europe qui englobe la France, l'Espagne, le Portugal, l'Italie la Belgique et Luxembourg. Dans chacun de ces pays, nous avons une coordination qui fonctionne de façon autonome », explique Cheikhou Souaré, le coordonnateur du bureau fédéral Europe, lors d'une conféence de presse tenue dimanche 16 septembre à Abervillier, près de Paris. 

« La massification est donc en marche. Ce que nous vous avions promis en janvier n'est pas un leurre. Nous vous avions promis que nous serons les premiers en France, nous le serons», se félicite l'ancien chef de file de la coordination française du Parti de l'Indépendance du Travail (PIT).

Aujourd'hui, les responsables du SUD, à l'instar des états-majors des autres candidats, battent campagne pour collecter des parrains au profit de leur candidat. Ils visent 3000 signatures dans la diaspora. Et pour les obtenir, « la meilleure solution c'est d'aller vers les Sénégalais, c'est à dire dans les foyers, les maisons, en faisant du porte à porte, et leur expliquer le projet de Moustapha Guiraasy », précise Cheikhou Souaré.

« Pour nous, Moustapha Guirassy est le meilleur candidat parce que c'est le seul qui connaît aussi bien l'intérieur du Sénégal que la capitale. Il est né à Dakar, a grandi à Dakar, et élu dans une région périphérique. C'est le seul qui est à la fois un entrepreneur connu et reconnu au niveau de la région.

Il a toute les qualités pour diriger le Sénégal, car c'est un homme politique engagé et proche des populations : élu maire, a été député, maire, ministre président conseil régional : il connaît l’ensemble des strates administratives », renchérit Abdoul Ba, Secrétaire chargé de l’aménagement du territoire.

Ce qui lui fera dire que les partisans du SUD n'ont « aucune inquiétude pour qu'il puisse réunir le nombre de parrainages requis, parce que c'est l'un des rares candidats à être à la fois apprécié en campagne et en ville. »

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Sory CAMARA, le chef de file de la coordination SUD en France, abonde dans le même sens.

« Ce qui fonde notre espoir, c'est la sincérité de notre candidat, son ancrage national. Je suis allé avec lui à Touba et j'étais surpris de constater qu'il y est aussi célèbre qu'à Kédougou. Pour tout cela, nous n'avons donc aucune difficulté à vendre notre candidat aux Sénégalais. Il se vend tout seul. », explique t-il.

Au cours de leur conférence de presse, les responsables de SUD en France et en Europe se sont également inquiétés du fait que nombre de Sénégalais de la diaspora ne parviennent toujours pas avoir leurs cartes d'électeur.

« Nous dénonçons la manœuvre de l'administration qui gère le fichier électoral. C'est surtout ça notre inquiétude. La plupart des gens n'ont pas leurs cartes, elles sont retenues par l’administration. Et quand elles arriveront, elles vont être déroutées vers Lyon, Le Havre ou ailleurs. », tonne Cheikhou Souaré. Qui pense que que « l'opposition doit prendre des mesures radicales pour régler ce problème. Parce qu'il est inconcevable que des gens soient comptabilisés dans le fichier électoral alors qu’ils n'ont pas leur carte qui leur permette de voter. »

Thierno DIALLO, Afrique Connection

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