il ordonne la suspension du processus de renouvellement

DSE-APR FRANCE: ET MACKY SALL SIFFLA LA FIN DE LA RECRÉATION

Afrique Connection | 20 / 12 / 2017 à 07:45

C'était une réunion très attendue, et classée à haut risque. Finalement, elle a accouché d'une souris.

Alors que le comité ad-hoc chargé d'encadrer le processus de renouvellement de la DSE- APR France venait à peine de commencer la réunion qui devait valider les candidatures, soudain un coup de téléphone de la présidence sénégalaise s'invita. Il est instruit à tout ce beau monde de suspendre séance tenante le processus. "Jusqu'à nouvel ordre". 

C'est le porte-parole national du parti présidentiel, Seydou Guèye, qui a joint depuis Dakar le secrétaire Permanent du siège, et secrétaire du comité ad-hoc, Thiobo DIA, pour lui transmettre les "instructions" du président de l'APR, Macky Sall. 

"Il a dit qu'ils ont suivi le processus et se sont rendus compte des difficultés", rapporte une des nos sources, citant Seydou Guèye. 

Il faut dire que ce processus empoisonne la vie du parti de Macky Sall en France depuis plusieurs semaines. Surtout depuis que le poste de coordonnateur a été déclaré "vacant", suite à l'élection de son occupant, Demba Sow, à l'Assemblée nationale.

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Un comité ad-hoc a été mis en place. L'appel à candidatures a donné lieu à des appétits féroces. Et les critères établis par le comité ont été diversement interprétés. Neufs responsables se sont déclarés candidats. Tout ce climat a participé à crisper davantage les relations entre camarades du parti. L'enjeu que représente le tône de la DSE-APR, considéré tacitement comme un tremplin vers une responsabilité au nouveau national (député, ministre...), en est l'explication. 

Ces derniers jours, la campagne a été très intense. Et à mesure qu'approchait la date de délibération (mercredi 20), les tensions, souçons de manipulation du processus, mises au point, piques, réactions, contre-réactions sont montés crescendo. Par presse interposé. A tel point que le pire était redouté. 

Tout a été rapporté à Macky Sall. Qui, donc, en arbitre, a sifflé la fin de la récréation. Pour éviter à son parti en France de se déchirer davantage, à un peu plus d'un an de la présidentielle.

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