sur les routes de campagne

UN 2ème TOUR INÉVITABLE, INÉLUCTABLE, IMMANQUABLE QU'IL FAUT COÛTE QUE COÛTE SAUVER

Afrique Connection | 21 / 02 / 2019 à 08:56

Quel que soit son bilan, le président sortant Macky SALL ne peut pas gagner les élections dès ce dimanche. Je ne suis pas nihiliste mais de la même façon, je peux apprécier certaines de ses réalisations, l’applaudir et d’un autre côté, fustiger les coûts, les priorités, les manquements et l’instrumentalisation de la justice sénégalaise par exemple.

Je pourrais même être tenté de voter pour lui en regardant toutes ses inaugurations, mais est-ce suffisant pour renouveler son mandat qu’il n’a finalement pas écourté ?

D’ailleurs, que reste-t-il de ses slogans phares de 2012 à part la promesse non tenue de réduire son mandat de 7 à 5ans ?
-UNE GOUVERNANCE SOBRE ET VERTUEUSE ?
- LA PATRIE AVANT LE PARTI ?
- LE RÉTABLISSEMENT DE L'ETAT DE DROIT ?
- UNE JUSTICE IMPARTIALE ?
- ??????????????????????????

Sous son magistère, le peuple ébahi, reste sans voix face aux tristes spectacles :

Les transhumants qu’il a toujours considérés comme des rats, pullulent autour de lui (maître Aissata TALL SALL, Moussa SY, GADIO, BALDE, Néné NDIAYE, FADA, Awa NDIAYE coudou, Ousmane NGOM, Baïla WANE, Pape Samba MBOUP, Farba SENGHOR, Serigne Mbacké NDIAYE, Aïda NDIONGUE, Innocence Ntap NDIAYE, maître El hadji DIOUF etc etc ….)

Les journalistes Latif COULIBALY devenu ministre, Souleymane Jules DIOP qui gère un programme chiffré en milliards, Yakham MBAYE directeur de presse du principal journal gouvernemental, ont perdu leur lucidité face aux privilèges et honneurs du pouvoir, le journaliste Madiambal DIAGNE ne voulant pas être en reste, se distingue de plus en plus en devenant officieusement, responsable de la communication du président, j’en veux pour preuve sa récente sortie « sur le terrain de la bonne gouvernance et de la probité, Macky SALL ne saurait recevoir de leçons de la part de ses contempteurs ».

YOUSSOU NDOUR le porte-drapeau de la musique sénégalaise, notre fierté internationale qui se transforme en chanteur et laudateur du président avec des gestes et des paroles qui ne l’'honorent surtout pas. Il peut le choisir, mais aujourd’hui vue sa notoriété, il n’a pas le droit de le suivre aveuglément, lui qui sait fait tout seul avec ses chansons d’éveil et de réflexion et qui est un exemple de réussite pour pratiquement toute la jeunesse sénégalaise.

A cause de tous ses ralliements qui ont comme dénominateur commun, la contrepartie qu’ils attendent tous du président Macky SALL, ce serait bien qu’à cause de cette vague de transhumants, que les électeurs leur montrent que cette jeunesse a besoin de voir ces genres de comportements, bannis du milieu politique.

Ce nouveau type de sénégalais pourrait être incarné par :
le candidat Ousmane SONKO (qui fera un excellent score ce dimanche inchallah) car son élection serait un bel exemple d’engagement et de patriotisme. Lui, qui a été viré de la fonction publique par le président de la République Macky SALL pour avoir osé dénoncer des malversations financières au sommet de l’Etat, est le candidat IDEAL pour impulser une vraie RUPTURE à la lecture de ses SOLUTIONS pour le Sénégal, d’ailleurs le peuple a choisi de le recruter en l’élisant député lors de sa première participation à la dernière élection législative.

Le vrai challenger du Président Macky SALL est tout simplement l’ancien premier ministre Idrissa SECK qui conduit une méga coalition Idy 2019 qui vient de connaitre un soutien de taille en la personne de l’ex député maire de Dakar Khalifa SALL toujours en prison sans oublier la plupart des partis d’opposition du C25 ( Gakou, Bougane Gueye, l’ancien maire de Dakar Pape DIOP, Amsatou SOW, Bamba DIEYE, l’ancien premier ministre Aguibou SOUMARE, Mamadou Lamine DIALLO, DECROIX, etc…) qui ont acté leur ralliement dès leur élimination du parrainage .

Le professeur Issa SALL avec son PUR 100 reste sur la bonne dynamique législative où le Parti de l’Unité et du Rassemblement avait sans effraction fait son entrée à l’Assemblée Nationale du Sénégal surclassant ainsi, d’anciens bavards de la scène politique. En réalisant un bon score au-delà des 10 % du suffrage exprimé, le PUR à coup sûr, sera fortement courtisé par les deux prétendants du second tour des élections présidentielles au soir du 24 février 2019.

Maitre Madické NIANG quant à lui, ayant anticipé l’élimination définitive de Karim WADE, a eu raison sur le PDS en se lançant dans la course aux présidentielles. On pourra lui reconnaitre le courage et le mérite d’avoir tenté sa chance dans ses élections où l’essentiel pour lui c’est de participer.

Nous pouvons remarquer aisément, que certains hommes et femmes politiques, farouches opposants au président Macky SALL, ont disparu totalement de la circulation depuis leurs éliminations par le parrainage. Pourquoi ne donnent-ils pas de consignes de votes, pourquoi ne plaident-ils pas au moins « le tout sauf MACKY SALL » comme vient de le faire Bamba FALL ?
Je laisse le soin aux anciens candidats, l’ancien ministre Thierno Alassane SALL et Aïda Mbodj la lionne du Baol de clarifier leur position plus tard.
La véritable énigme, reste l’opposant principal Abdoulaye WADE qui n’a toujours pas choisi son candidat depuis l’éviction de son fils Karim WADE. S’il continue de plaider un boycott alors là, il risque de faire élire plus facilement l’actuel président. Finalement, le Papa WADE en fin tacticien politique n’est-il pas le troisième maillon du big DEAL qui se serait organisé au sommet de l’Etat entre le président Macky SALL et son fils Karim WADE ?

Les sénégalais observent et vont s’approprier cette assertion de Lincoln qui disait : « un bulletin de vote est plus fort qu’une balle de fusil ».

Le vol traditionnel des élections par bourrage des urnes est dans l’obsolescence la plus absolue.
Cependant une nouvelle forme de vol en amont est née :
- avec un fichier électoral assez opaque,
- une rétention des cartes électorales,
- un redéploiement anarchique mais bien calculé des bureaux de vote,
- des électeurs se réclamant de l’opposition où sur le dos de leurs cartes est mentionné, personne non inscrite sur le fichier électoral, leur empêchant du coup de voter,
-le président qui veut maintenir, quel qu’en soit le prix, son ministre de l’intérieur pour l’organisation du scrutin,
Ces faits nous confortent sur cette suspicion de vol orchestré par le pouvoir en place, d’où la sortie virulente de l’ancien président Abdoulaye WADE contre les tenants du pouvoir, incitant le peuple à des formes de violence que nous condamnons énergiquement.
Notre devoir citoyen doit nous pousser à nous déplacer massivement pour essayer de vaincre tous ces obstacles en allant voter ce dimanche.
Ensuite nous débattrons, nous analyserons et nous en tirerons les conséquences

Tout ce que l’on attend de ce premier tour, c’est enfin que le dire et le faire soient en parfaite osmose de la part des deux qualifiés et que la paix règne en Maître dans tout le pays pour une vraie émergence du Sénégal, resté longtemps vitrine démocratique de l’Afrique.

Lamine DIAKHATE, animateur de l’émission le Plateau du Sénégal
Sur radio galère Marseille.

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