France

Incroyable: Un enfant d'un an convoqué par la police pour menace avec arme"

Afrique Connection | 25 / 10 / 2019 à 08:54

Le bambin est prié de se rendre au commissariat de Carvin pour s'expliquer sur « des menaces avec arme », rapporte « La Voix du Nord ».

C'est une situation pour le moins ubuesque. Âgé de quelques mois à peine, un très jeune enfant a été convoqué par le commissariat de Carvin le 28 octobre prochain, à 16 h 10 précises. Le motif ? Pablo, un an, est accusé de « menace avec arme », et plus précisément avec une barre de fer. « Je ne comprends pas », lâche la mère du petit, interrogée par La Voix du Nord. Le quotidien régional, qui apporte l'histoire ce mercredi 23 octobre, qualifie tout simplement l'affaire de « raté ».

Tout est parti d'un banal conflit de voisinage dans un immeuble collectif de la rue de Saint-Laurent, à Wingles, une commune de 9 000 habitants située dans le Pas-de-Calais. Alors que les épisodes de disputes se multiplient depuis près de trois ans, un nouveau rebondissement a eu lieu il y a trois semaines. Conviée à l'événement, la police a invité chacun des protagonistes à déposer une main courante. « La police est venue, elle m'a dit que c'était fréquent avec elle (une voisine, NDLR) et m'a demandé de déposer une main courante ce que je n'ai pas fait, car un autre voisin, concerné lui aussi, y est allé », se rappelle la mère de famille. Pour cette dernière, cela ne fait aujourd'hui pas le moindre doute : la voisine, qui cristallise les tensions, a donné le nom de son fils.

« Je ne suis pas censée savoir son âge »

Si la voisine en question n'a pu être contactée par La Voix du Nord, le quotidien régional s'est toutefois rendu au commissariat pour demander davantage d'explications. Questionnée sur le dossier, la brigadière-chef de police à l'origine de la convocation, qui ignorait visiblement l'âge de Pablo, explique avoir « adressé cette convocation, car il y a eu dépôt de plainte par la voisine qui a cité ce nom ». Et de remarquer : « Je ne suis pas censée savoir son âge. On se fie dans un premier temps à ce que dit la plaignante. On ne peut pas ne pas prendre sa plainte ni mettre en doute sa parole. » Une vérification de l'état civil n'aurait-elle pas dû être réalisée avant l'envoi des convocations ? « Certaines sont faites, mais là, nous avons eu une série de deux plaintes sur ce conflit, nous ne sommes pas allés jusque-là », explique la fonctionnaire de police, qui précise que la mère du petit garçon doit simplement se présenter au commissariat et préciser l'âge de son fils. Mais quid de la voisine et de sa déclaration mensongère ? « Le parquet peut décider de lancer des poursuites s'il l'estime nécessaire », précise la police. Lepoint

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