EN RDC, "UN CHAOS ÉLECTORAL EN GESTATION "

Afrique Connection | 26 / 06 / 2018 à 09:07

Le parti historique d'opposition congolaise a mis en garde contre un "chaos électoral en gestation" en République démocratique du Congo deux jours après la convocation de l'électorat et à moins de six mois des scrutins, dans un communique parvenu mardi à l'AFP.

 

"L'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) attire l'attention du peuple congolais et de la communauté internationale sur les risques graves qui pèsent sur le processus électoral" et le "chaos électoral en gestation" au niveau de la commission chargée d'organiser des élections, écrit Félix Tshisekedi son président.

"L'UDPS souligne que la machine à voter affiche un risque élevé de manipulation des résultats et que chercher à l'imposer à tout prix relève du cynisme politique", explique M. Tshisekedi. "L'UDPS réitère donc le rejet de celle-ci", ajoute-t-il.

Les élections présidentielle, législatives et provinciales sont prévues le 23 décembre. La commission électorale a convoqué l'électorat samedi, rendant "irréversible" la tenue des scrutins, selon son président, et a ouvert le lendemain des bureaux de réception des candidatures aux provinciales.

La commission électorale présente la machine à voter comme une imprimante des bulletins dans le bureau de vote le jour des scrutins.

L'UDPS relève que "le rejet de la machine à voter est systématique et unanime" au sein de la classe politique.

Fabriquée par la société sud-coréenne Miru System, cette "machine à voter" a été désavouée par la commission électorale sud-coréenne et l'ambassade de Corée du Sud à Kinshasa.

Le 08 juin, l'opposant en exil Moïse Katumbi avait invité ses partisans "à s'opposer à l'utilisation de la machine à votre" lors des élections du 23 décembre.

Mi avril, les cinq principaux partis d'opposition avaient insisté sur l'urgence d'abandonner le projet d'utilisation de la machine à voter parce que "porteur des germes de conflits".

La présidentielle en RDC est supposée désigner un successeur au président Joseph Kabila le 23 décembre 2018.

La Constitution interdit à M. Kabila, au pouvoir depuis 2001 et dont le mandat a expiré le 20 décembre 2016, de se représenter. Ses détracteurs l'accusent de chercher des solutions pour rester au pouvoir.

Avec AFP

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