LA MAISON DE PASSE SE TRANSFORME EN MAISON De CAUCHEMAR

ILS SE FONT BRAQUER EN PLEINS ÉBATS

Afrique Connection | 31 / 01 / 2018 à 09:52

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Image utilisée à titre d'illustration

Faut-il en rire ? Ou faut-il compatir avec les victimes, pour cette mésaventure plutôt insolite ? En tout cas, plus de 200 personnes se sont fait braquer dans la nuit du 27 janvier par un groupe de malfaiteurs plutôt bien inspirés, à Karpaala, un quartier de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso.

 

Voilà pour le côté triste de l'histoire. Son côté insolite et drôle? Le guet-apens a eu lieu dans une maison de passe où hommes et femmes étaient venus s'adonner à de torrides parties de jambes en l'air, histoire de conjurer le froid qui pique en ce mois de janvier au Burkina Faso.

« C'est aux environs de 23h, avec ce climat glacial de janvier, qu’il a décidé de passer de bons moments dans une chambre de passe, derrière la résidence Alice, avec sa dulcinée après le maquis. Mais, il était loin d’imaginer que cette nuit de plaisir allait se transformer en un véritable cauchemar pour lui et plusieurs usagers de cette maison close. Arrivés dans la cour, ils seront cueillis par quatre braqueurs encagoulés, cachés dans la pénombre. Ces derniers avaient déjà tenu en respect avec des Kalachnikov, plus de 150 hommes et  femmes venus se livrer à une partie de jambes en l’air », narre le journal Sidwaya qui a recueilli le témoignage d'une victime du braquage.

 Après leur « libération », c’était le sauve- qui-peut

Sur place, d'autres personnes étaient déjà en pleine « action » : ils verront leur coït interrompu de force, et seront invités à sortir rapidement des chambres.

D'après la source du journal, les victimes seront alors entassés dans deux chambres, ils passeront tous au scanner de ces braqueurs. Téléphones portables, argent, bijoux…tous les clients et les gérants ont été dépossédés de leurs biens.

« Pendant l’opération qui a duré 3 heures (21h à 24h), les « poissons » se faisaient prendre dans la nasse des malfrats. Après leur « libération », c’était le sauve- qui-peut. Tous les infortunés ont démarré en trombe pour regagner leur domicile sans avoir accompli pour certains, la mission pour laquelle, ils sont venus », précise notre confrère.

Au Burkina Faso, le braquage de chambres de passe est en train de devenir monnaie courante. En janvier 2016, la presse burkinabé avait rapporté un braquage du même genre. Après avoir été dépouillés, les clients de l'auberge, hommes et femmes, ont été laissés enfermés dans une chambre. Ils et elles étaient tous-tes nus-es. Il a fallu l'arrivée du gérant au petit matin pour les « libérer ».

Yahiya TRAORE, Afrique Connection

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