Blaise Compaoré

Président du Burkina- Faso

Afrique Connection | 07 / 08 / 2014 à 08:14

Au président américain qui déclare que « lorsque des dirigeants s’éternisent au pouvoir, ils empêchent du sang nouveau de s’exprimer, ils empêchent le renouvellement et le risque c’est qu’à la longue, les gens œuvrent plus pour durer que pour le bien de leur peuple », son homologue burkinabé, Blaise Compaoré, qui est l’un des barons africains implicitement visés par Barack Obama, répond d’une manière on ne peut plus cavalière.

Dans une interview accordée à RFI, en marge sommet USA-Afrique, il rétorque :

« Barack Obama nous parle de l’histoire de l’Amérique. Nous, nous avons notre histoire du Burkina. L’histoire de chaque pays africain, c’est différent. Il n’y a pas d’institution forte s’il n’y a pas, bien sûr, d’homme fort. L’Amérique a dû traverser des épreuves. Je vois la ségrégation raciale, je vois l’esclavage… Pour la suppression de ces pratiques, il a fallu des hommes forts. Il n’y a pas, aussi, d’institutions fortes s’il n’y a pas une construction dans la durée.

Je crois qu’on peut écouter, çà et là, les expériences d’Amérique, d’Europe, d’Afrique ou d’Asie… Mais rien ne vaut l’expérience de chaque peuple. Il n’y a pas d’expérience unique à partager pour le monde. Parce qu’il y a des pays où bien sûr ces transitions qu’on souhaite sont allées très vite – tous les cinq ans, tous les dix ans – mais il y a certainement plus de pagaille. Donc, je pense que ce dont les peuples ont besoin aussi, c’est de la stabilité. »

 

 

 

 

 

 

 

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