Clotilde Ohouochi

ancienne ministre de Laurent Gbagbo

Afrique Connection | 16 / 02 / 2014 à 01:12

 « Il ne faut pas laisser le soin aux autres d’écrire notre histoire » 

Invitée à prendre le micro lors de la cérémonie de présentation du livre « Côte d’Ivoire : vote sanglant, douleurs d’exil »,  de son compatriote ivoirien, Armand Iré,  le dimanche 9 février à la Maison de l’Afrique à Paris, l’ancienne ministre ivoirienne de la solidarité, de la santé, de la sécurité sociale et des handicapés (octobre 2000 à décembre 2005), et proche collaboratrice de Laurent Gbagbo, a déclaré ce qui suit : 

 

« Il faut absolument écrire sur la crise ivoirienne, écrire tout ce que nous savons. C’est par rapport au devoir de mémoire. Il faut que les Africains, disons les Ivoiriens, sachent la vraie histoire. Il ne faut pas laisser le soin aux autres d’écrire notre histoire. C’est ce qui se passe partout en Afrique. On a toujours laissé les autres écrire à notre place. Et, à la fin, on a entendu dire que l’Afrique n’était pas entrée dans l’Histoire, que l’Afrique est restée au seuil de l’Histoire, que l’Afrique n’a pas d’histoire. Aujourd’hui, il y a eu une crise qui s’est passée en Côte d’Ivoire. Il ne faut donc pas laisser le soin aux autres d’écrire cette crise. Moi aussi j’ai fait mon témoignage (sur cette crise) dans un livre. Et je ne suis pas allé très loin pour trouver le titre : « On ira jusqu’au bout ».  J’ai donc paraphrasé le Président Gbagbo (qui avait prononcé cette phrase lors de sa comparution au CPI, NDLR) en disant on ira jusqu’au bout de ce combat-là, le combat de la dignité de l’Afrique, le combat de la dignité de la Côte d’Ivoire ». Après le discours de Dakar de Sarkozy, voici le contre-discours de Paris de Clotilde Ohouochi. 

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