Catherine Samba-Panza

Présidente par intérim de la Centrafrique

Afrique Connection | 18 / 02 / 2014 à 07:00

Dépassée par les évènements macabres en cours dans son pays, la présidente par intérim de la République de Centrafrique, Catherine Samba-Panza, n’en demeure pas moins déterminée à collaborer avec la Cour Pénale Internationale (CPI) dans son projet d’ouvrir une enquête pour crime de guerre. Elle l’a fait savoir dans un entretien la chaîne Euronews :

«Au cours des derniers mois, j’ai émis un certain nombre de déclarations publiques exhortant tous les groupes impliqués dans le conflit en République centrafricaine (Rca) à cesser immédiatement les violences et je les ai avertis que les auteurs présumés de crimes atroces relevant de la compétence de la Cour pénale internationale (Cpi) pourraient être tenus responsables de ces actes à titre individuel (…)

Il y a eu des actes d’une extrême brutalité commis par divers groupes et de la commission de crimes graves susceptibles de relever de la compétence de la Cpi. Les informations recueillies à propos de ces crimes présumés sont véritablement préoccupantes, tout comme les terribles souffrances des populations. Les allégations en question concernent des centaines de meurtres, des actes de viol et d’esclavage sexuel, la destruction de biens, des pillages, des actes de torture, des déplacements forcés ainsi que le recrutement et l’utilisation d’enfants dans les hostilités. Dans de nombreux cas, les victimes semblent avoir été délibérément visées pour des motifs religieux (…)

Mon Bureau va désormais concentrer son action sur la collecte et l’analyse de toutes les informations nécessaires pour déterminer s’il existe une base raisonnable pour ouvrir une enquête s’agissant de cette nouvelle situation. Mon Bureau coordonnera ses efforts avec ceux déployés par l’Union africaine et l’Organisation des Nations Unies en Rca…»

 

Les coupables savent à quoi s’attendre.

 

 

 

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