Aissata Tall Sall

Maire de Podor, porte- parole du PS (Sénégal)

Afrique Connection | 19 / 02 / 2014 à 07:12

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La députée- maire de Podor Aissata Tall Sall et sa mère à droite

Le rapport de la Commission nationale de la réforme des institutions (CNRI) continue de faire débat au Sénégal. La Maire de Mbour (Nord) et non mois porte- parole du Parti socialiste (PS, membre de la coalition gouvernementale) est venue à son tour pimenter les discussions. Dans le journal sénégalais, Le Quotidien, elle prend la défense de l’ancien Directeur général de l’Unesco, Amadou Makhtar Mbow, qui dirige la commission sus- citée. Et c’est pour, à la fois, prendre la défense de ce dernier (cible des critiques du parti au pouvoir, APRl) et faire comprendre au Président Macky Sall qu’il « doit faire se passer de (la présidence) de son parti, comme cela se fait dans les démocraties occidentales. Aissata Tall Sall déclare :  

 «Le président Amadou Makhtar Mbow et les honorables Sénégalais qui l’ont accompagné dans cette mission d’investigation, de mise en cohérence, ont rendu leurs conclusions. C’est vrai que cela a suscité un tollé national. Je ne comprends pas cela. On ne peut pas invectiver, discuter ou rejeter quelque chose qu’on n’a pas vu, qu’on n’a pas lu et qu’on n’a surtout pas compris (…) Cette commission a travaillé, a offert la primeur de ses conclusions au Président Macky Sall qui en était le mandataire exclusif, attendons que les conclusions soient portées à notre appréciation (…)

Quand on voit la qualité, la probité morale et le grand patriotisme des membres de cette commission, je pense qu’on ne doit pas douter un seul instant que ces gens-là n’aient pas pu réfléchir pour le bien du Sénégal. Je dénonce tout cela. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain (…)

 

Abdoulaye Wade avait fait le contraire et avait même mis dans la Constitution qu’un président de la République pouvait être chef de parti politique. On a vu de son temps les dégâts que cela avait occasionnés. Senghor était chef de parti, Abdou Diouf aussi (…) Je pense qu’aujourd’hui dans les démocraties modernes, le président de la République doit pouvoir se passer de son parti. Parce que le parti est partisan et la République elle est totale. Voilà le dilemme dans lequel nous sommes. Je pense que cela devrait nous amener à plus de mesure»

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