Sur la route de la présidentielle sénégalaise

La coalition « Macky 2019 » respecte tous les candidats mais ne craint aucun candidat ni aucune autre coalition

Afrique Connection | 15 / 01 / 2019 à 10:50


On lit de tout sur les réseaux sociaux, surtout ces derniers temps à propos de l'honorable député Ousmane Sonko, et aussi sur Khalifa Sall et maintenant un peu moins sur Karim Wade, tous, « candidats » déclarés à l’élection présidentielle du 24 février 2019. Ici, je préfère répondre aux "Sonkistes" (pour être taquin), le moment venu, je ferai certainement des développements sur les deux derniers dont les candidatures viennent, à juste titre, d’être invalidées par le Conseil constitutionnel.


Ousmane Sonko, l’inquisiteur public à tout vent ferait mieux de se prononcer sur ses « oublis » de déclaration de patrimoine, ses montages financiers ubuesques, ses « fraudes fiscales », « ses rackets » et sur l'affaire des 12 milliards dont parle Madiambal Diagne car ce sont autant d’affaires dans l'affaire des 94 milliards, non décaissés dont parle Ousmane Sonko et que beaucoup de ses souteneurs récitent avec sacralité à longueur de journée comme des versets de Coran. Mon interpellation n’est aucunement une accusation portée à l’honorable député Ousmane Sonko car je n’ai en ma possession aucun élément me permettant une telle responsabilité. Comme, le sieur est candidat à la magistrature suprême et qu’il attire notre attention sur des « scandales » financiers au cœur de la République, j’aimerai bien qu’il se prononce sur les accusations que lui porte Madiambal Diagne car cela pourrait contribuer à éclairer le choix de nos compatriotes.


Sur un autre registre, il faut reconnaître que c’est indéniable que Ousmane Sonko est un phénomène médiatique mais hélas pas encore un phénomène politique même s’il a fait de très bonnes performances en politique. Certains nous parlent de sondages qui placeraient l’honorable député en ballotage avec le président Macky Sall candidat à sa propre succession. Je crois que je ne me trompe pas en disant que de manière générale, les sondages sont peu fiables encore moins ceux qu'on fait et défait au Sénégal. Depuis 2000 à aujourd'hui, j'en ai entendu des sondages qui finalement ont fait pschitt. En politique, le baromètre le plus fiable, est le sondage issu des urnes, lors d'une élection disputée et dont le scrutin a été déclaré crédible par la majorité des observateurs non engagés. En ce qui concerne le Sénégal, les rapports des experts internationaux ont depuis 2000 conclu à chaque fois à la fiabilité de notre fichier électoral poumon de l’élection et à la sincérité des différents scrutins. La dernière mission d’audit international menée par des experts indépendants sélectionnés par l’Union européenne sur financement de l’Allemagne a eu lieu du 15 janvier au 13 février et a conclu que notre fichier électoral, « perfectible soit-il est fiable à 98%, cohérent, de bonne qualité et constitue une base solide pour l’organisation de prochaines élections ».

Au Sénégal, le dernier sondage issu des urnes montre que malgré sa grande médiatisation, Ousmane Sonko n'a même pas été capable de gagner un seul bureau de vote dans son fief à HLM Néma à Ziguinchor. Exceptée la Commune de Sindian, dans mon département de Bignona, de ma belle région naturelle de Casamance, qu'il doit à Yancouba Sagna du mouvement "Bourabé" et maire de ladite Commune, Ousmane Sonko n'a gagné dans aucune commune au Sénégal ou de la diaspora.


Mr le maire Sagna est, depuis, retourné chez le président Macky Sall son allié de toujours. Il faut signaler aussi que si Ousmane Sonko est aujourd'hui député, il le doit non pas au quotidien électoral, qu'il n'a pas pu atteindre, comme du reste Modou Diagne Fada le président de mon parti LDR/YEESAL, mais au plus fort reste, après Fada.
Par contre, dans la candidature du président Macky Sall, il y a des éléments objectifs de confiance qui intègrent des éléments de méfiance.


Parmi les éléments de confiance, force est de reconnaître que depuis son élection en 2012, Macky Sall et sa coalition « Benno Bokk Yakaar » ont remporté toutes les élections intermédiaires avec presque à chaque fois plus de 50% du suffrage valablement exprimé. La dernière campagne sur le parrainage vient aussi confirmer cet élan populaire. En effet, le candidat Macky Sall est le seul à avoir atteint la barre des 2 millions de parrains et de par sa représentativité géographique, le seul à avoir pu atteindre le minimum requis dans les 14 régions du Sénégal et même dans la diaspora, avec à chaque fois plus de 3000 parrains par région, là où la loi n'en exigeait que 7 à raison de 2000 par région. Comme si cela ne suffisait pas, la coalition « Macky 2019 » a pu valider pour la seule région de Dakar 13977 parrainages. Qui a fait mieux ou pareil ? Si on se réfère aussi au nombre de soutiens de partis, de coalitions de partis politiques, de mouvements de soutiens, non des moindres, qui soutiennent et font leurs, la candidature de Macky Sall, là aussi, il faut reconnaître que c’est le candidat qui fait beaucoup plus l’unanimité autour de sa candidature.

Certes, la coalition (BBY) qui a porté Macky Sall à la magistrature suprême en 2012 a connu quelques départs et non des moindres, comme celui de Idrissa Seck de "Rewmi" et de Khalifa Sall par exemple, mais cette coalition du candidat président Macky Sall s’est renforcée avec l’apport des personnalités politiques de haut rang, qui ont une expérience politique et d'homme d'Etat très enviable.

En prenant le risque d'en oublier d'autres, je pense à l'ancien ministre d'État Me Ousmane Ngom, à l'ancien ministre Abdoulaye Baldé, député maire de Ziguinchor, à l'ancien ministre Modou Diagne Fada, député et président du Conseil départemental de Kébémer et cetera... Tous ces leaders sont généralement assis sur un fief électoral solide et à la tête d'un parti politique qui a une représentativité nationale et internationale indéniable. Sans risque de me tromper, je peux dire comme il a fait jour pour Karim Wade et Khalifa Sall comme il avait fini de faire jour pour les 20 premiers candidats déjà recalés, beaucoup de leurs soutiens rejoindront logiquement le candidat Macky Sall et sa coalition « Macky 2019 »..

En définitive, quelques soient les griefs que j'ai pus avoir contre la gouvernance de Macky Sall, et que je continue d'avoir mais à une moindre mesure, j'ai toujours reconnu que jusqu'à preuve du contraire, Macky Sall et sa coalition (BBY) étaient toujours majoritaires dans le pays. Cela est une vérité objective, concrète, chiffrable car directement issue du vote donc de l’expression directe des Sénégalais.


Parmi les éléments de confiance Il y a aussi un bilan qu’une majorité de Sénégalais ont amandé à chaque élection mais aussi, il y a son programme futuriste qui, lui aussi semble avoir séduit certains de nos compatriotes comme ceux qui comme moi, ont rejoint la coalition « Macky 2019 ».


Parmi les éléments de méfiance, le candidat Macky Sall sait que malgré sa représentativité presque écrasante, on peut perdre une élection à cause de son bilan mais que le bilan à lui tout seul n’est pas suffisant pour gagner une élection, il faut un programme, une vision d’avenir convaincante et appropriée par les compatriotes. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre que ses collaborateurs sillonnent le pays et le monde pour mieux expliquer les réalisations du président sortant. Ici à Paris par exemple, nous avons eu l’honneur d’une conférence débat sur la « Transition énergétique » animée par le très compétant Mouhamadou Macktar Cissé, Directeur général de la SENELEC. Le président candidat sait aussi qu’une élection peut se jouer sur un rien et même souvent à la dernière partie de la campagne électorale et qu’il sait qu’un colosse, quelque soit sa force peut facilement être terrassé par un petit moustique. C’est pour cela qu’il ne sous-estime aucun candidat, même celui dont, selon la dernière élection, la représentativité est presque négligeable malgré son brouhaha sur les réseaux sociaux et dans une certaine presse. 

La détermination du candidat Macky Sall et de ses soutiens est telle que rien ne semble laisser au hasard, la barre est mise très haut et l’objectif est de gagner au premier tour car comme l’a dit le candidat président, en Afrique, tout président sortant qui ne gagne pas au premier tour s’expose au risque de « weur ndombo » de tous contre lui. A cet égard, le président Modou Diagne Fada, fin politique nous somme de considérer que toute voix qui ira à l’opposition ne sera pas une voix gagnée par celle-ci mais une voix perdue par notre candidat, le président Macky Sall. Il nous demande de nous mobiliser comme un seul Peuple, le peuple de la « Coalition Macky 2019 », d’avoir un seul But, celui d’élire notre candidat au premier tour et d’avoir une seule Foi, la foi en la capacité de Macky Sall pour incarner la présidence de la République pour les cinq années à venir.

Kaaw Sadio Cissé, le Mollah
Coordonnateur de la fédération « Leketbi » de LDR/YEESAL/Île de France
Et Membre de la « Coalition Macky 2019 ».

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