« Nous appelons les parents d'élèves et d'étudiants à plus de vigilance quand ils veulent envoyer leurs enfants étudier en France »

Afrique Connection | 26 / 09 / 2014 à 09:55

Mamadou Lamine « Pipo » Sané, Attaché administratif au Service de gestion des étudiants sénégalais à l'étranger, de l'Ambassade du Sénégal à Paris

 

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Moise Sarr (à droite) et Mamadou Lamine Sané (à gauche), respectivement chef du SGESE et attaché administratif.

« Ces étudiants n'avaient pas toutes les informations sur la réalité d'ICOSUP. Quand ils ont commencé les cours, l'école sera rapidement placée en liquidation judiciaire. Ils n'ont pas pu finir leur année scolaire, alors qu'ils avaient payé intégralement leurs frais de scolarité.

Le fait qu'ICOSUP soit en liquidation judiciaire a mis ces étudiants sénégalais et les autres étrangers dans une situation très difficile. Ils sont dans l'obligation de trouver une inscription dans une autre école ou université, le plus rapidement possible. Sous la direction du chef de service Moise Sarr, nous avons mis en place un dispositif qui permet d'accueillir tous les étudiants, qu'ils soient boursiers et non boursiers.

Nous avons ainsi activé nos réseaux au sein des universités afin de faciliter à ces étudiants d'ICOSUP l'obtention d'une inscription. Nous avons réuni leur dossier, établi une lettre de recommandation, puis nous avons introduit les demandes. C'est des cas d'urgence, car s'ils ne trouvent pas une inscription, ils ne pourront pas renouveler leur titre de séjour. On a réussi à placer rapidement quatre étudiants à la Sorbonne. D'autres à Diderot, l'UPMC. Il ne reste que deux étudiants dans ce groupe, leur dossier attend de passer en commission. Nous allons continuer à accompagner ces étudiants jusqu'au renouvellement de leur titre de séjour à la préfecture.

Nous appelons les parents d'élèves et d'étudiants à plus de vigilance quand ils veulent envoyer leurs enfants étudier en France. Nous leur recommandons de passer par le circuit officiel, qu'est celui de Campus France. Maintenant, s'ils ont d'autres moyens, il faut qu'ils s'informent au préalable au niveau du centre d'orientation, ou au niveau du ministère de l'Enseignement supérieur. Le SGESE est aussi à leur disposition. Tout le monde peut nous saisir par courrier pour nous demander des renseignements sur les filières par exemple, ou encore les écoles qui ont une bonne cote. Il faut surtout éviter de passer par les agences qui ne cherchent qu'à faire des profits au détriment même de la qualité de l'enseignement. »

Propos recueillis par T D

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