Tharcisse Loseké, cette ressource de la diaspora congolaise qui veut succéder à Abdou Diouf à la Francophonie

Afrique Connection | 10 / 11 / 2014 à 01:29

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Le neurologue congolais Tharcisse Nembalemba Loseke, résidant en Belgique, est candidat au poste de Secrétaire général de la Francophonie

Dans la dernière ligne droite qui mène à l'avenue Bosquet, Tharcisse Nembalemba Loseké se bat presque dans le plus grand anonymat pour succéder au géant Abdou Diouf comme Secrétaire général de la Francophonie. Sans même le parrainage de son pays, la RDC. Mais, pour autant, cela ne veut pas dire que ce neurologue belge d'origine congolaise, ancien ministre, ne croit pas crânement en ses chances, n'a pas d'arguments à faire valoir. Et, jusqu'au bout, il entend bien les mettre à profit, jouer pleinement sa partition dans cette compétition qui n'a jamais été si ouverte. Dans le secret espoir que la fumée blanche qui s'échappera du conclave de Dakar, le 30 novembre prochain, sera teintée de ses initiales.

Rien ne sert de courir, il faut partir à point ! On ne risquerait peut-être pas de se tromper si on affirmait que Tharcisse Loseke se moque de cette morale qui ouvre la fable « Le lièvre et la tortue ». Car au moment où les « lièvres » se précipitaient dans les antichambres des palais, dans les grandes rencontres internationales, afin de plaire aux puissants, manifester leur intention de briguer le poste de secrétaire général de la Francophonie, solliciter un parrainage, médiatiser leur intention, déposer leur candidature...ce médecin belgo-congolais, lui, dans le rôle de la tortue, prenait son temps. Sagement ! Ce n'est que le 15 août dernier qu'il a déposé son dossier de candidature au ministère des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo (RDC). Pour juste « respecter les us et coutumes pour ce type de démarche », dit-il.

Mais, le dépôt des candidatures étant ouvert jusqu'au dernier moment, ce n'est pour autant pas dans sa manifestation tardive que réside son principal handicap. Il faut aller chercher celui-ci dans l'absence presque totale de sa médiatisation. En effet, au moment où les noms de l'ancien président burundais Pierre Buyoya, de l'ancien Premier ministre congolais (Brazaville) Henri Lopes, le Mauricien Jean-Claude de L'Estrac, de la canadienne Michaëlle Jean, etc. sont constamment évoqués dans les médias, on n'entend guère celui de Tharcisse Loseke. Ou vraiment peu ! Alors, c'est quoi la raison de cet anonymat ? « C'est vrai que sur le plan médiatique, il y a eu une certaine discrimination. Il y a eu un traitement privilégié pour certains candidats, en fonction bien sûr de beaucoup de paramètres. Mais je ne veux pas entrer dans ces considérations-là. Pour moi, tous les candidats se valent. De toute façon, les chefs d'Etat et de Gouvernement seront informés de toutes les candidatures », répond le médecin.

Course contre la montre

Mais, à moins de trois semaines du Sommet de la Francophonie qui a lieu à Dakar, et au terme duquel le successeur du Secrétaire général Abdou Diouf sera connu, Tharcisse Loseke sort enfin de ce black-out. Il a entrepris une grande course contre la montre dans la promotion de sa candidature. Ou plutôt dans l'accélération de cette promotion. Puisqu'il affirme que sa « candidature est bien connue » de certains chefs d'État et de Gouvernement (France, Canada, et d'autres pays en Afrique).

Qu'à cela ne tienne donc, Tharcisse Loseke a (re)pris son bâton de pèlerin pour « vendre » sa candidature. Et cela passe, naturellement, par les médias. Le jeudi 6 novembre, il tenait avec son staff un déjeuner- presse dans une grande brasserie parisienne. Tout autour de lui, des journalistes tirés sur le volet. Motif de sa candidature, ses chances, les grands axes de son programme...l'occasion était belle, le cadre propice, et l'ambiance conviviale pour que ce neurologue puisse aisément diagnostiquer son "patient", promouvoir son projet.
« La RDC, mon pays, est le deuxième pays francophone au monde de par son étendue et sa population. Autant dire un géant dont l'ambition d'assumer un rôle au sein de l'OIF est légitime. Il est donc tout à fait normal que la RDC puisse se lever à travers un de ses fils pour briguer cette fonction », justifie Tharcisse Loseke.

Continuer l'œuvre de Boutros-Boutros Ghali et d'Abdou Diouf

Concernant son programme, le candidat ne cache pas son ambition de s'inscrire dans la continuité du sortant, le Sénégalais Abdou Diouf, mais aussi d'un illustre Secrétaire général, l'Égyptien Boutros-Boutros Ghali. Il entend ainsi continuer l'œuvre entrepris par ces derniers dans « la promotion des valeurs chères à l'organisation, à savoir la démocratie, la bonne gouvernance, la paix, l'état de droit et la protection des droits humains. » Car, considère-t-il, « le temps d'une Francophonie uniquement culturelle est révolu. »
Le candidat d'insister : « L'OIF ne doit pas seulement se cantonner dans son rôle de rayonnement de la langue française, elle doit également s'adapter au changement économique du monde multipolaire et surtout se positionner face à la mondialisation. Il faut faire de l'espace francophone un espace de prospérité et de solidarité ; bref, un espace de progrès économique pour faire de la Francophonie un moteur de développement selon la volonté exprimée dans la déclaration de Kinshasa, faite par les chefs d'État et de Gouvernement lors du XIVe sommet de la Francophonie. »

VIDEO à voir: Tharcisse Loseké: "si je suis élu Secrétaire général de la Francophonie..."

Dans la tournée des médias et des chancelleries qu'il vient d'entreprendre, cette ressource de la diaspora congolaise entend bien mettre le curseur sur les axes prioritaires de son programme. Qui s'articulent autour de la "reconquête du terrain perdue par la langue française au niveau international", la lutte contre la pauvreté en renforçant l'intégration et la solidarité entre les 77 pays membres de l'OIF, la promotion de la paix et la stabilité et l'état de droit dans l'espace francophone, et la protection de l'environnement et la réalisation des objectifs prioritaires du développement durable. À l'évidence, ce dernier point, autant que le volet économique, est tout aussi important à ses yeux. En témoigne ceci : « de façon plus personnelle, si je suis élu, je m'activerai à la préparation d'un grand évènement planétaire auquel la Francophonie devra jouer un rôle majeur. Il s'agit de la conférence sur les climats qui se tiendra à Paris en 2015. »

« Tous les candidats ont la même chance »

Si, à l'apparence, la candidature de Tharcisse Loseke peut paraître comme une candidature d'illusion, notamment du fait qu'il soit le moins exposé médiatiquement, il n'en demeure pas moins qu'il croit mordicus en ses chances. Il faut dire que les jeux n'ont jamais été si ouverts, pour la succession d'un Secrétaire général de la Francophonie. « Tous les candidats ont la même chance. À l'heure actuelle personne ne peut se prévaloir d'un rôle de favori, ne peut se dire que je serai Secrétaire général de la Francophonie le 30 novembre 2014. Parce que la décision est prise lors d'un huit-clos des chefs d'Etat et de Gouvernement. »

Soit ! Mais le fait de ne pas être officiellement parrainé par les autorités de la RDC, comme le veut la tradition, ne serait-il pas un handicap insurmontable au décompte final ? Sur ce point aussi, Tharcisse Loseke se montre incollable : « Personne ne peut me dire que le président Kabila a dit qu'il ne me soutiendra pas. Il n'y a pas de date limite non seulement pour le dépôt des candidatures, mais aussi pour le soutien officiel des candidatures par les Etats. Je pense que les jours à venir les choses peuvent évoluer », répond le médecin, avec assurance.



Une carrière professionnelle, politique et diplomatique déjà bien remplie

Malgré sa discrétion apparente, Tharcisse Loseke est loin d'effectuer un saut dans l'inconnu. Car, médecin qu'il soit, il présente également un Cv politique et diplomatique très bien fourni.

Agrégé en enseignement supérieur en Médecine, ayant « traîné » son cerveau dans des universités belge (Université Libre de Bruxelles), anglaise (University of London) et américaine (Harvard Medical School) pour divers spécialisations, ce neurologue de 65 ans a une carrière professionnelle bien remplie. Hormis Bruxelles (CHIREC, CHU St Pierre) où il réside et exerce, Tharcisse Loseke a exposé sa blouse en RDC, dans des facultés de médecine en Afrique, mais aussi à l'Institut Neurologique de Montréal, au Canada.

En marge de ses activités professionnelles, le candidat au secrétariat général de la Francophonie est également crédité d'une longue carrière politique et diplomatique. Il fut notamment ministre de l'Environnement et du Tourisme en 1991, puis de 1992 – 1993, en RDC (alors Congo-Kinshasa).

Entre 1993 et 1997, il est Conseiller de la République (député national) du Haut Conseil de la République.
En tant que diplomate, Tharcisse Loseke a conduit plusieurs délégations parlementaires. Parmi ces missions, celle effectuée auprès du Secrétaire générale des Nations Unies, Boutros Boutros Ghali, fut sans doute la plus marquante de son baptême de feu diplomatique. Celle-ci portait sur l'envoi dans son pays, au Zaïre (aujourd'hui RDC), d'un Médiateur (Lakdar Brahimi) en vue de la résolution de la crise sociopolitique de 1993.

C'est peut-être que là qu'il a pris goût à la diplomatie. Qu'il a entrepris le rêve de devenir lui aussi, un jour, à l'instar de Boutros Boutros Ghali, le « Pape » d'une grande organisation internationale. Aujourd'hui, c'est vers la Francophonie qu'il lorgne. Pour que son rêve puisse devenir réalité, il ne reste plus à Tharcisse Nembalemba Loseke de mettre les bouchées doubles dans la dernière ligne droite qui mène à l'avenue Bosquet, à Pairs, qui abrite le siège de l'OIF. Il ne lui reste plus donc qu'à continuer à promouvoir sa candidature. En espérant que, le 30 novembre prochain, en marge du XVe Sommet de la Francophonie, la fumée blanche qui s'échappera du huit-clos des chefs d'État et de Gouvernement, sera teintée de ses initiales.

Thierno DIALLO

 

Tharcisse Loseké, cette ressource de la diaspora congolaise qui veut succéder à Abdou Diouf à la Francophonie

Afrique Connection | 10 / 11 / 2014 à 13:29

Dans la dernière ligne droite qui mène à l'avenue Bosquet, Tharcisse Nembalemba Loseké se bat presque dans le plus grand anonymat pour succéder au géant Abdou Diouf comme Secrétaire général de la Francophonie. Sans même le parrainage de son pays, la RDC. Mais, pour autant, cela ne veut pas dire que ce neurologue belge d'origine congolaise, ancien ministre, ne croit pas crânement en ses chances, n'a pas d'arguments à faire valoir. Et, jusqu'au bout, il entend bien les mettre à profit, jouer pleinement sa partition dans cette compétition qui n'a jamais été si ouverte. Dans le secret espoir que la fumée blanche qui s'échappera du conclave de Dakar, le 30 novembre prochain, sera teintée de ses initiales.

Rien ne sert de courir, il faut partir à point ! On ne risquerait peut-être pas de se tromper si on affirmait que Tharcisse Loseke se moque de cette morale qui ouvre la fable « Le lièvre et la tortue ». Car au moment où les « lièvres » se précipitaient dans les antichambres des palais, dans les grandes rencontres internationales, afin de plaire aux puissants, manifester leur intention de briguer le poste de secrétaire général de la Francophonie, solliciter un parrainage, médiatiser leur intention, déposer leur candidature...ce médecin belgo-congolais, lui, dans le rôle de la tortue, prenait son temps. Sagement ! Ce n'est que le 15 août dernier qu'il a déposé son dossier de candidature au ministère des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo (RDC). Pour juste « respecter les us et coutumes pour ce type de démarche », dit-il.

Mais, le dépôt des candidatures étant ouvert jusqu'au dernier moment, ce n'est pour autant pas dans sa manifestation tardive que réside son principal handicap. Il faut aller chercher celui-ci dans l'absence presque totale de sa médiatisation. En effet, au moment où les noms de l'ancien président burundais Pierre Buyoya, de l'ancien Premier ministre congolais (Brazaville) Henri Lopes, le Mauricien Jean-Claude de L'Estrac, de la canadienne Michaëlle Jean, etc. sont constamment évoqués dans les médias, on n'entend guère celui de Tharcisse Loseke. Ou vraiment peu ! Alors, c'est quoi la raison de cet anonymat ? « C'est vrai que sur le plan médiatique, il y a eu une certaine discrimination. Il y a eu un traitement privilégié pour certains candidats, en fonction bien sûr de beaucoup de paramètres. Mais je ne veux pas entrer dans ces considérations-là. Pour moi, tous les candidats se valent. De toute façon, les chefs d'Etat et de Gouvernement seront informés de toutes les candidatures », répond le médecin.

Course contre la montre

Mais, à moins de trois semaines du Sommet de la Francophonie qui a lieu à Dakar, et au terme duquel le successeur du Secrétaire général Abdou Diouf sera connu, Tharcisse Loseke sort enfin de ce black-out. Il a entrepris une grande course contre la montre dans la promotion de sa candidature. Ou plutôt dans l'accélération de cette promotion. Puisqu'il affirme que sa « candidature est bien connue » de certains chefs d'État et de Gouvernement (France, Canada, et d'autres pays en Afrique).

Qu'à cela ne tienne donc, Tharcisse Loseke a (re)pris son bâton de pèlerin pour « vendre » sa candidature. Et cela passe, naturellement, par les médias. Le jeudi 6 novembre, il tenait avec son staff un déjeuner- presse dans une grande brasserie parisienne. Tout autour de lui, des journalistes tirés sur le volet. Motif de sa candidature, ses chances, les grands axes de son programme...l'occasion était belle, le cadre propice, et l'ambiance conviviale pour que ce neurologue puisse aisément diagnostiquer son "patient", promouvoir son projet.
« La RDC, mon pays, est le deuxième pays francophone au monde de par son étendue et sa population. Autant dire un géant dont l'ambition d'assumer un rôle au sein de l'OIF est légitime. Il est donc tout à fait normal que la RDC puisse se lever à travers un de ses fils pour briguer cette fonction », justifie Tharcisse Loseke.

Continuer l'œuvre de Boutros-Boutros Ghali et d'Abdou Diouf

Concernant son programme, le candidat ne cache pas son ambition de s'inscrire dans la continuité du sortant, le Sénégalais Abdou Diouf, mais aussi d'un illustre Secrétaire général, l'Égyptien Boutros-Boutros Ghali. Il entend ainsi continuer l'œuvre entrepris par ces derniers dans « la promotion des valeurs chères à l'organisation, à savoir la démocratie, la bonne gouvernance, la paix, l'état de droit et la protection des droits humains. » Car, considère-t-il, « le temps d'une Francophonie uniquement culturelle est révolu. »
Le candidat d'insister : « L'OIF ne doit pas seulement se cantonner dans son rôle de rayonnement de la langue française, elle doit également s'adapter au changement économique du monde multipolaire et surtout se positionner face à la mondialisation. Il faut faire de l'espace francophone un espace de prospérité et de solidarité ; bref, un espace de progrès économique pour faire de la Francophonie un moteur de développement selon la volonté exprimée dans la déclaration de Kinshasa, faite par les chefs d'État et de Gouvernement lors du XIVe sommet de la Francophonie. »

VIDEO à voir: Tharcisse Loseké: "si je suis élu Secrétaire général de la Francophonie..."

Dans la tournée des médias et des chancelleries qu'il vient d'entreprendre, cette ressource de la diaspora congolaise entend bien mettre le curseur sur les axes prioritaires de son programme. Qui s'articulent autour de la "reconquête du terrain perdue par la langue française au niveau international", la lutte contre la pauvreté en renforçant l'intégration et la solidarité entre les 77 pays membres de l'OIF, la promotion de la paix et la stabilité et l'état de droit dans l'espace francophone, et la protection de l'environnement et la réalisation des objectifs prioritaires du développement durable. À l'évidence, ce dernier point, autant que le volet économique, est tout aussi important à ses yeux. En témoigne ceci : « de façon plus personnelle, si je suis élu, je m'activerai à la préparation d'un grand évènement planétaire auquel la Francophonie devra jouer un rôle majeur. Il s'agit de la conférence sur les climats qui se tiendra à Paris en 2015. »

« Tous les candidats ont la même chance »

Si, à l'apparence, la candidature de Tharcisse Loseke peut paraître comme une candidature d'illusion, notamment du fait qu'il soit le moins exposé médiatiquement, il n'en demeure pas moins qu'il croit mordicus en ses chances. Il faut dire que les jeux n'ont jamais été si ouverts, pour la succession d'un Secrétaire général de la Francophonie. « Tous les candidats ont la même chance. À l'heure actuelle personne ne peut se prévaloir d'un rôle de favori, ne peut se dire que je serai Secrétaire général de la Francophonie le 30 novembre 2014. Parce que la décision est prise lors d'un huit-clos des chefs d'Etat et de Gouvernement. »

Soit ! Mais le fait de ne pas être officiellement parrainé par les autorités de la RDC, comme le veut la tradition, ne serait-il pas un handicap insurmontable au décompte final ? Sur ce point aussi, Tharcisse Loseke se montre incollable : « Personne ne peut me dire que le président Kabila a dit qu'il ne me soutiendra pas. Il n'y a pas de date limite non seulement pour le dépôt des candidatures, mais aussi pour le soutien officiel des candidatures par les Etats. Je pense que les jours à venir les choses peuvent évoluer », répond le médecin, avec assurance.



Une carrière professionnelle, politique et diplomatique déjà bien remplie

Malgré sa discrétion apparente, Tharcisse Loseke est loin d'effectuer un saut dans l'inconnu. Car, médecin qu'il soit, il présente également un Cv politique et diplomatique très bien fourni.

Agrégé en enseignement supérieur en Médecine, ayant « traîné » son cerveau dans des universités belge (Université Libre de Bruxelles), anglaise (University of London) et américaine (Harvard Medical School) pour divers spécialisations, ce neurologue de 65 ans a une carrière professionnelle bien remplie. Hormis Bruxelles (CHIREC, CHU St Pierre) où il réside et exerce, Tharcisse Loseke a exposé sa blouse en RDC, dans des facultés de médecine en Afrique, mais aussi à l'Institut Neurologique de Montréal, au Canada.

En marge de ses activités professionnelles, le candidat au secrétariat général de la Francophonie est également crédité d'une longue carrière politique et diplomatique. Il fut notamment ministre de l'Environnement et du Tourisme en 1991, puis de 1992 – 1993, en RDC (alors Congo-Kinshasa).

Entre 1993 et 1997, il est Conseiller de la République (député national) du Haut Conseil de la République.
En tant que diplomate, Tharcisse Loseke a conduit plusieurs délégations parlementaires. Parmi ces missions, celle effectuée auprès du Secrétaire générale des Nations Unies, Boutros Boutros Ghali, fut sans doute la plus marquante de son baptême de feu diplomatique. Celle-ci portait sur l'envoi dans son pays, au Zaïre (aujourd'hui RDC), d'un Médiateur (Lakdar Brahimi) en vue de la résolution de la crise sociopolitique de 1993.

C'est peut-être que là qu'il a pris goût à la diplomatie. Qu'il a entrepris le rêve de devenir lui aussi, un jour, à l'instar de Boutros Boutros Ghali, le « Pape » d'une grande organisation internationale. Aujourd'hui, c'est vers la Francophonie qu'il lorgne. Pour que son rêve puisse devenir réalité, il ne reste plus à Tharcisse Nembalemba Loseke de mettre les bouchées doubles dans la dernière ligne droite qui mène à l'avenue Bosquet, à Pairs, qui abrite le siège de l'OIF. Il ne lui reste plus donc qu'à continuer à promouvoir sa candidature. En espérant que, le 30 novembre prochain, en marge du XVe Sommet de la Francophonie, la fumée blanche qui s'échappera du huit-clos des chefs d'État et de Gouvernement, sera teintée de ses initiales.

Thierno DIALLO

 

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