Et si le Barça ne faisait plus recette ?

Afrique Connection | 15 / 02 / 2014 à 04:26

Si le Barça réalise sportivement une saison tout à fait honnête, le Camp Nou ne fait plus le plein depuis quelques rencontres. Le club catalan serait-il sur le point de perdre son statut de club à part ?

Le Barça fait-il encore rêver ? Alors que le club catalan vante régulièrement sa différence, loue la qualité de sa formation, la cohérence de son projet sportif, développe un jeu atypique qui lui permet depuis quelques années d’accumuler les trophées, le modèle du FC Barcelone arriverait-il en bout de course ? Un constat quelque peu hâtif alors même que les Blaugrana sont engagés dans toutes les compétitions : 2e de Liga, en route pour les 8es de finale de la Ligue des Champions (contre Manchester City) et même en passe de se qualifier pour la finale de la Coupe du Roi, après leur probant succès à domicile face à la Real Sociedad (2-0). Seulement voilà, seuls 38 505 spectateurs ont daigné se présenter au Camp Nou pour cette demi-finale aller à fort enjeu. Pas de pluie, une dizaine de degrés, la soirée avait pourtant tout pour attirer les foules.

« Je peux comprendre qu’en jouant à 22h, il ne soit pas facile de venir au stade », a plaidé Tata Martino, appelant tout de même les Socios à venir massivement encourager leur équipe. Quelques jours auparavant, ils étaient 66 969 à avoir assisté à la défaite du Barça (2-3) face à Valence. Et alors que 72 130 spectateurs s’étaient massés chaque week-end dans les travées de l’enceinte catalane lors des 13 premiers matches de la saison, ils n’étaient que 48 450 sur les six dernières rencontres. Un chiffre qui varie quasiment du simple au double, et qui ne peut s’expliquer uniquement qu’avec la météo, la cité méditerranéenne étant bien souvent préservée des caprices du temps et des basses températures. Mais alors que se passe-t-il ?

Le Barça s’affaiblit-il ?

Depuis le départ de Pep Guardiola, passé maintenant aux commandes du Bayern Munich, le FC Barcelone a-t-il réellement changé de visage ? L’arrivée de Gerardo « Tata » Martino a-t-elle une influence néfaste sur un quelconque compartiment de la vie du club ? Les situations ne sont tout simplement pas comparables selon Gerard Piqué : « Arrêtez de nous comparer avec le passé, arrêtez de nous comparer avec l’année des 6 titres. Comme l’a dit Tito, nous souffrirons toujours de la comparaison ». Pour le défenseur central catalan, l’équipe « s’améliore avec le temps », tel un grand cru, bien qu’il reconnaît que ses « paroles en feront certainement hurler plus d’un ». Et lorsqu’il est demandé au Catalan si le Barça serait en train de perdre son identité, ce dernier répond sans ambages : « On débattra toujours autour de notre style. (...) L’équipe veut impressionner. Ça ne fait aucun doute, mais c’est impossible de le faire pendant 90 minutes. » Et Piqué de nier tout de suite tout relâchement ou excès de confiance depuis le début de l’ère Tata : « Ici, le niveau d’exigence est maximal, mais Martino le sait déjà. C’est un grand professionnel. »

Un avis que ne partagent pas forcément certains des adversaires que le Barça a rencontré sur sa route ces derniers temps. C’est le cas de l’entraîneur de Villarreal, Marcelino García Toral, qui affichait courant décembre en conférence de presse un certain optimisme, ou en tout cas une crainte bien moindre qu’il y a quelques temps, ou certaines formations attendaient fébrilement les Blaugrana. « Nous allons gagner, si ce n’était pas le cas, nous resterions à la maison. Nous allons chez eux avec ambition, et l’espoir de leur rendre les choses compliquées. Si l’on perd, ça sera simplement normal. Mais nous, nous y allons avec l’envie de créer la surprise. » Au final, le « Sous-marin jaune » ne repartira qu’avec un court revers 2-1. Une déclaration loin d’être isolée, traduisant une banalisation du jeu, sinon des résultats du Barça.

Les conséquences de l’affaire Neymar

Ce qui était un formidable coup marketing cet été, et jusqu’à preuve du contraire une excellente pioche sportive également, s’est transformé en l’espace de quelques semaines en un véritable cauchemar, le tourbillon médiatique et la justice espagnole ayant monté l’affaire en épingle. Si la démission de Sandro Rosell est directement reliée au transfert nébuleux du prodige brésilien, on ne peut en revanche pas directement imputer les mauvaises affluences qui ont suivies (25 551 spectateurs au Camp Nou face à Levante), ou les errances sportives (défaite 3-2 en Liga face à Valence) à cet évènement extra-sportif. Cela dit, les remous entraînés par cette affaire n’en sont qu’à leurs frémissements, le club catalan restant présumé innocent dans cette affaire, dont la pire des conséquences à court terme reste encore d’avoir irrémédiablement terni son image auprès du grand public, au premier rang duquel les socios

 

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