portrait

Alain Arakaza, de réfugié burundais à policier canadien

Afrique Connection | 19 / 01 / 2019 à 04:30

Alain Arakaza est passé de la guerre civile au centre de formation de la police de Toronto. Il souhaite faire bon usage des moments difficiles qu'il a vécus pour inspirer et venir en aide aux membres de la communauté qu'il rencontrera bientôt dans les rues de la grande région de Toronto.

Être réfugié au Canada a motivé Alain Arakaza à devenir policier.

Dans deux semaines, le rêve de cet homme de 25 ans deviendra réalité. Originaire du Burundi, il a fait face à la guerre civile. Il raconte avoir grandi entouré par de nombreux militaires.

Son père, engagé dans l'armée burundaise, a été capturé et sa famille est ensuite allée au Kenya pendant trois ans où la famine et la pauvreté l'ont obligé à arrêter d'aller à l'école.

« Il y a 10 ans, je prenais l’avion pour venir au Canada »

En 2009, il arrive au Canada en tant que réfugié. Il atterrit d’abord à Toronto pour ensuite s’installer à Ottawa pendant huit ans.

Alain croit que son passé l’aidera à mieux répondre à la détresse des membres de la communauté qu'il rencontrera.

Le jeune homme est devenu membre des Forces armées canadiennes pendant trois ans avant de se lancer dans cette aventure avec la police de Toronto. Ses frères et lui ont perdu leur mère lorsqu'ils vivaient à Nairobi au Kenya. Aujourd'hui, Alain Arakaza garde une photo de sa défunte mère dans sa casquette de policier. Photo : Radio-Canada

"Qu’est-ce que ma mère aurait voulu que je fasse si elle était encore en vie? C'est ce qui me motive."

Il veut faire preuve de gentillesse et de compassion et rester authentique.

Dans une ville comme Toronto, il croit que sa connaissance de cinq langues sera utile.

Alain Arakaza lance un message de tolérance et d’ouverture aux Torontois.

Gardez les bras grand ouverts. On ne sait pas dans quelles circonstances vivent les gens, dit-il.

Pour ce qui est des réfugiés de la région de Toronto, il leur conseille de rester courageux et forts.

Le jour J

Je vais probablement pleurer quand je recevrai mon insigne. J’ai hâte de pouvoir servir la communauté. Je suis ici pour ça, dit-il avec le sourire.

Selon le sergent Oliver Febbo de la police de Toronto, Alain Arakaza offre une perspective différente et unique.

"Il avait toutes les raisons d’abandonner, mais il a fait preuve de persévérance et de détermination" ( Oliver Febbo, sergent de la police de Toronto).

On peut voir qu’il est un leader naturel, dit le sergent Oliver Febbo qui le côtoie quotidiennement depuis le début de sa formation au collège de la police de Toronto.

Dès le premier jour, j’ai senti qu’il était différent. Il a le potentiel d’être un meneur, ajoute-t-il.

Alain Arakaza souhaite inspirer les jeunes à rester loin de la criminalité.

Une fois qu'il sera officiellement un agent de police le 31 janvier, Alain espère donner l'exemple et être un mentor pour les jeunes de quartiers difficiles.

Radio Canada

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Alain Arakaza, de réfugié burundais à policier canadien

Afrique Connection | 19 / 01 / 2019 à 16:30

Alain Arakaza est passé de la guerre civile au centre de formation de la police de Toronto. Il souhaite faire bon usage des moments difficiles qu'il a vécus pour inspirer et venir en aide aux membres de la communauté qu'il rencontrera bientôt dans les rues de la grande région de Toronto.

Être réfugié au Canada a motivé Alain Arakaza à devenir policier.

Dans deux semaines, le rêve de cet homme de 25 ans deviendra réalité. Originaire du Burundi, il a fait face à la guerre civile. Il raconte avoir grandi entouré par de nombreux militaires.

Son père, engagé dans l'armée burundaise, a été capturé et sa famille est ensuite allée au Kenya pendant trois ans où la famine et la pauvreté l'ont obligé à arrêter d'aller à l'école.

« Il y a 10 ans, je prenais l’avion pour venir au Canada »

En 2009, il arrive au Canada en tant que réfugié. Il atterrit d’abord à Toronto pour ensuite s’installer à Ottawa pendant huit ans.

Alain croit que son passé l’aidera à mieux répondre à la détresse des membres de la communauté qu'il rencontrera.

Le jeune homme est devenu membre des Forces armées canadiennes pendant trois ans avant de se lancer dans cette aventure avec la police de Toronto. Ses frères et lui ont perdu leur mère lorsqu'ils vivaient à Nairobi au Kenya. Aujourd'hui, Alain Arakaza garde une photo de sa défunte mère dans sa casquette de policier. Photo : Radio-Canada

"Qu’est-ce que ma mère aurait voulu que je fasse si elle était encore en vie? C'est ce qui me motive."

Il veut faire preuve de gentillesse et de compassion et rester authentique.

Dans une ville comme Toronto, il croit que sa connaissance de cinq langues sera utile.

Alain Arakaza lance un message de tolérance et d’ouverture aux Torontois.

Gardez les bras grand ouverts. On ne sait pas dans quelles circonstances vivent les gens, dit-il.

Pour ce qui est des réfugiés de la région de Toronto, il leur conseille de rester courageux et forts.

Le jour J

Je vais probablement pleurer quand je recevrai mon insigne. J’ai hâte de pouvoir servir la communauté. Je suis ici pour ça, dit-il avec le sourire.

Selon le sergent Oliver Febbo de la police de Toronto, Alain Arakaza offre une perspective différente et unique.

"Il avait toutes les raisons d’abandonner, mais il a fait preuve de persévérance et de détermination" ( Oliver Febbo, sergent de la police de Toronto).

On peut voir qu’il est un leader naturel, dit le sergent Oliver Febbo qui le côtoie quotidiennement depuis le début de sa formation au collège de la police de Toronto.

Dès le premier jour, j’ai senti qu’il était différent. Il a le potentiel d’être un meneur, ajoute-t-il.

Alain Arakaza souhaite inspirer les jeunes à rester loin de la criminalité.

Une fois qu'il sera officiellement un agent de police le 31 janvier, Alain espère donner l'exemple et être un mentor pour les jeunes de quartiers difficiles.

Radio Canada

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