Les Bavarois ont fait un grand pas vers les quarts de finale

Afrique Connection | 19 / 02 / 2014 à 10:16

Impressionnant de maîtrise collective, le Bayern Munich a nettement dominé une équipe d'Arsenal rapidement réduite à dix (0-2).

liminé en quarts de finale de la précédente Ligue des Champions par le Bayern Munich, Arsenal accueillait mercredi soir l’écurie bavaroise pour l’une des très grosses affiches des huitièmes de finale. Arsène Wenger avait choisi de réserver une surprise de taille aux fans des Gunners en titularisant Yaya Sanogo, tout juste 21 ans, à la pointe de l’attaque londonienne. En face, c’est Mario Mandzukic qui retrouvait sa place aux avant-postes du côté des champions d’Europe en titre. Le Bayern Munich faisait monter la température dès la 3e minute. Kroos envoyait une lourde frappe dans la lucarne, et Szczesny devait s’employer pour détourne le ballon. Sur le corner, Robben s’emparait d’un second ballon pour prendre sa chance à son tour, mais sa tentative était contrée. Sanogo de la tête (6e) et à la frappe (7e), puis Cazorla à son tour (7e), répondaient avec panache aux premiers coups de boutoir allemands.

Et c’est dans le contexte de ce début de match complètement fou que Mesut Özil obtenait un pénalty après avoir provoqué Boateng dans la surface (8e). Au moment de se faire justice, le meneur de jeu des Gunners butait sur Neuer après avoir frappé plein axe. Le score en restait miraculeusement à 0-0 après 10 minutes de jeu. Petit à petit, les hommes de Pep Guardiola prenaient peu à peu la mesure de leur adversaire, au moins territorialement, en réussissant à s’installer dans la moitié de terrain adverse. De quoi se procurer de nouvelles opportunités, comme ce tir puissant d’Alaba (18e) qui prenait le chemin du cadre avant d’être contré par Flamini. Ce qui n’empêchait pas les Londoniens de se montrer dangereux, comme sur cette remise mal assurée d’Alaba à destination de Neuer qu’Oxlade-Chamberlain était tout près de convertir sans l’intervention du portier allemand (23e).

La rencontre allait basculer à la 37e minute lorsque Robben servait Kroos qui lui remettait d’un petit ballon piqué dans la surface de réparation. Szczesny sortait avec les gros sabots, déséquilibrait le Néerlandais et écopait d’un carton rouge. Fabianski entrait en jeu pour faire face à Alaba sur le pénalty... que l’Autrichien expédiait sur le poteau ! A 10, Arsenal s’accrochait pour rentrer aux vestiaires à 0-0. Pour mieux souffrir à nouveau dès le retour des vestiaires, où les Bavarois faisaient le siège de la surface désormais fortifiée des Gunners. Persévérance qui s’avérait payante puisque Lahm servait Kroos qui enroulait parfaitement du droit pour nettoyer la lucarne de Fabianki (54e, 0-1). L’indiscutable domination du Bayern se traduisait par une absence totale de réaction de la part des hommes d’Arsène Wenger, pris à la gorge. Alors qu’ils tenaient un résultat plutôt honnête en infériorité numérique qui préservait leurs chances avant le match retour, les Gunners allaient céder en toute fin de rencontre. Lahm servait idéalement Müller qui trompait Fabianski de la tête pour permettre aux siens d’aborder le match retour avec sérénité.

L’homme du match : Robben (7,5) : des frappes, encore des frappes, toujours des frappes. Et toutes dangereuses à de très rares exceptions. Tentait encore et encore (3e, 11e, 53e, 63e, 70e) mais combinait aussi avec ses coéquipiers (35e) et provoquait un pénalty (37e). Aurait mérité de marquer. De par la qualité de ses tentatives et celle de son match.

Arsenal :

- Szczesny (non noté) : auteur d’un match parfait jusqu’à cette fameuse 37e minute où il fauche Robben dans la surface. Carton rouge et penalty, finalement manqué par Alaba. Entré à la place de Cazorla, Fabianski (4) s’offre un premier bel arrêt au retour des vestiaires (52e) mais finira par craquer par deux fois face à des frappes de Kroos (54e), auteur d’un but splendide, puis Müller en fin de match (88e). Il aura fort à faire lors du match retour.

- Sagna (5,5) : après un début de match de très bonne facture, où il aura beaucoup arpenté son couloir pour apporter du soutien à ses partenaires de l’attaque, l’ancien latéral de l’AJ Auxerre est par la suite rentré dans le rang, se contentant uniquement de bien défendre sur son côté. Défensivement solide, il a d’ailleurs bien tenu son couloir face aux montées des attaquants adverses.

- Mertesacker (5) : solide dans les duels et maître des airs dans sa surface, le grand défenseur allemand a livré une prestation somme toute correcte, même s’il a régulièrement été pris de vitesse par les débordements des Bavarois. Prompt dans ses interventions, il a fait preuve d’une bonne qualité de relance.

- Koscielny (6) : souvent critiqué, force est de constater que l’ancien défenseur du FC Lorient fait preuve d’une sérénité et d’une maturité impressionnante au sein de la charnière centrale des Gunners. Bon techniquement et tranquille balle au pied, il a su soulager son équipe quand il le fallait et n’a pas ménagé ses efforts dans les duels. Intéressant lors des phases offensives de son équipe, il n’aura toutefois pas été en réussite.

- Gibbs (non noté) : intéressant dans ses déplacements et auteur de plusieurs débordements incisifs dans le camp adverse, il est contraint, blessé, de laisser sa place àMonreal (3) (30e). Le nouvel entrant a eu beaucoup de mal à rentrer dans cette rencontre, laissant beaucoup d’espace dans son dos et étant souvent en retard dans les duels. Malmené par un Robben des très grands soirs, il a vécu une partie très compliquée et le but de Kroos vient d’ailleurs de son côté. Un match à oublier.

- Wilshere (4) : à l’image de son quipe, le milieu de terrain anglais a livré quinze premières minutes très intéressantes durant lesquelles il a bien pesé dans l’entrejeu. Mais au fil des minutes et face au réveil des Allemands, le Londonien a complètement sombré, se montrant bien discret à la récupération du ballon ainsi qu’à la construction. Dommage car il avait montré de belles choses en début de rencontre.

- Flamini (5) : comme à son habitude, l’ancien Milanais a fait beaucoup d’effort au milieu de terrain. Très combatif dans les duels, il a instauré un pressing très intense dans l’entrejeu et aura permis à son équipe de récupérer beaucoup de ballon. Plusieurs belles interventions à mettre à son actif également, à l’image de ce sauvetage superbe devant sa ligne (18e). Il s’est bien battu ce soir, motivant ses coéquipiers toute la rencontre, mais le Bayern était trop fort.

- Oxlade-Chamberlain (4,5) : ultra rapide, sa vélocité a causé beaucoup de problèmes aux défenseurs du Bayern et notamment Boateng et Dante. S’il a connu un peu de déchet dans la transmission, il a surtout complètement disparu de la circulation après la pause, ne touchant que très peu de ballon et ne pouvant se mettre en évidence face à la domination allemande. Une partie très frustrante. Remplacé par Rosicky (74e).

- Özil (2) : son début de match était prometteur. Très disponible sur le côté gauche, c’est d’ailleurs lui qui provoque le penalty pour Arsenal. Mais l’ancien Madrilène manque sa tentative (8e) et a ensuite erré comme une âme en peine sur la pelouse, manquant à peu près tout ce qu’il a entrepris, malgré une débauche d’énergie manifeste à la récupération. Critiqué ces dernières semaines, Özil n’a pas fini d’entendre parler du pays.

- Cazorla (non noté) : l’Espagnol a fait les frais de la double peine infligée par les Gunners et a dû laisser sa place à Fabianski (39e) après l’expulsion de Szczesny.

- Sanogo (3,5) : titulaire surprise au coup d’envoi pour Arsenal, en lieu et place de Giroud, le jeune attaquant a fait une début de rencontre plein d’envie. Très mobile et disponible, il s’offre même la première occasion des Gunners (7e) avec une frappe difficilement repoussée par Neuer. La suite de la rencontre a été plus compliquée pour l’ancien Auxerrois, totalement esseulé à la pointe de l’attaque et sevré de ballons durant toute la seconde période. Dur.

Bayern :

- Neuer (7) : une véritable muraille. Arrêtait le pénalty d’Özil lors de ce qui aurait pu être le premier tournant du match (8e). Remportait son face à face avec Oxlade-Chamberlain (23e), puis coupait de multiples centres. Vigilant malgré le peu d’alertes après la demi-heure de jeu.

- Lahm (7,5) : faute d’évoluer devant la défense, s’est montré omniprésent sur son côté droit. N’a cessé de monter, provoquer et centrer. Passes laser, remises, jusqu’aux deux passes décisives pour Kroos (54e) et Müller (88e). Un capitaine modèle qui a porté son équipe à la victoire.

- Boateng (3,5) : n’a eu que 45 minutes pour se montrer avant sa sortie. Dans ce court laps de temps, aura provoqué un pénalty qu’Özil ne parvint pas à convertir (8e). Averti à cette occasion. Remplacé par Rafinha (46e). Rapidement mis à contribution... offensivement. N’a que très peu eu à défendre, son placement moyen devant se situer près du poteau de corner d’Arsenal. Impliqué sur le deuxième but des Bavarois (6,5).

- Dante (5,5) : n’a que très peu eu l’occasion de se mettre en valeur, et ne s’en sera certainement pas plaint. Mis à contribution vingt grosses minutes avant de se positionner dans le rond central pendant que ses camarades faisaient tourner le ballon autour de la surface adverse.

- Alaba (5) : des hauts et des bas dans un match très inégal. Une grosse présence dans son couloir qui lui permettait de repiquer pour frapper (18e) ou centrer (20e). Une remise dangereuse vers Neuer (23e), mais aussi un bon une-deux avec Robben (35e). Expédie son pénalty sur le poteau de Fabianski (40e).

- Martinez (6) : un rôle très important en début de match où la qualité de la relance était primordiale. Passé l’orage, s’est mué en coéquipier modèle, exécutant de courtes et nombreuses transmissions, très propre et sûr dans son jeu. Essentiel au milieu.

- Robben (7,5) : voir ci-dessus.

- Kroos (7,5) : si sa première tentative prenait le chemin de la lucarne mais était détournée par Szczesny (3e), il marquait d’une toute aussi belle enroulée face à Fabianski (54e). Un sublime ballon en louche pour Robben qui provoque le pénalty (37e) et une frappe sur le poteau (90e+1). S’est lui aussi montré indispensable.

- Thiago (6) : a tout d’abord mené le jeu de son équipe lors de la première demi-heure, où il a cherché à provoquer dans l’axe, cherchant la faille et jouant les éléments perturbateurs sinon déclencheurs. A su fixer le bloc d’Arsenal et le pousser à l’explosion. Plus discret par la suite. Remplacé par Pizarro (79e).

- Götze (6,5) : a réalisé un match de haute volée d’un point de vu technique. Impressionnant dans ses orientations, ses petits ballons et son coup d’œil. Aurait gagné à être davantage décisif. Ce qui ne l’empêchait pas de prendre sa chance de la tête (64e) ou à la frappe (90e).

- Mandzukic (4,5) : discret, trop discret dans un match comme celui-là où le ballon a passé de longues minutes autour ou dans la surface d’Arsenal. A pourtant été servi. Une petite tête non cadrée (28e) et pas grand chose d’autre. Remplacé par Müller (64e) qui lui trouvera la faille (88e)

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