Présidentielle en Guinée Equatoriale

Yayi Boni s'engage à faire son travail de façon « indépendante, honnête, professionnelle, et impartiale »

Afrique Connection | 20 / 04 / 2016 à 11:49

La Mission d’observation électorale en République de Guinée équatoriale (MOEUA) est arrivée à Malabo, en vue du scrutin présidentiel qui a lieu dans ce pays, dimanche. Forte de quarante membres venus de plusieurs pays du contient, la mission est conduite par Thomas Boni Yayi, qui a passé le témoin à son successeur Patrice Talon, au début de ce mois. L’ancien président béninois et ses collaborateurs se sont engagés à travailler en toute transparence, et de façon « indépendante, honnête, professionnelle, et impartiale ».

 

A Malabo, de notre envoyé spécial

La mission est officiellement arrivée dans la capitale depuis le 15 avril. Le mandat d’observation de Boni Yayi et de sa délégation dure jusqu’au 27 avril, soit deux jours après le scrutin.

Après avoir momentanément quitté la capitale équato- guinéenne  pour se rendre à Abidjan, en Côte d’Ivoire, aux fins de se réconcilier avec son successeur à la présidence béninoise, Patrice Talon,  le chef de la MOEUA et collaborateurs ont tenu, mercredi en fin de matinée, une première réunion  de travail à l’hôtel Ibis, leur quartier général.

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Arrivé largement en retard par rapport à l’horaire prévu  (9h30 heure locale, 8h30 TU), l’ancien président béninois a expédié la réunion en une demi-heure. Il en est sorti très pressé et sans adresser un mot à la presse qui l’attendait de pied ferme, pour prendre la direction de la commission électorale.

Quelles sont les prérogatives de la MOEUA ?

 « La Mission suivra le déroulement de ce processus  à la lumière des dispositions pertinentes de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance adoptée en 2007 et entrée en vigueur en 2012, la Déclaration de l’OUA/UA sur les principes régissant les élections démocratiques en Afrique de 2002 et les Directives de l’UA pour les mission d’observation et de suivi  des élections de 2002 », lit-on dans la déclaration qui a sanctionné la réunion de ce matin.

Boni Yayi et ses équipes ont promu de faire leur travail d’observation de façon « indépendante, honnête, professionnelle, et impartiale », dans le but de faire valoir la « transparence, l’intégrité, l’équité et la régularité » du scrutin de dimanche.

Pour atteindre ses objectifs, la MOEUA interagira avec les autres missions d’observation électorale et les missions diplomatiques présentes en République de Guinée Equatoriale.

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A l’issue du scrutin, elle présentera ses conclusions préliminaires sur le déroulement de l’élection tout en formulant des recommandations.

L’élection présidentielle qui a lieu dimanche oppose six concurrents parmi lesquels le président sortant, Teodoro Obiang Nguema, largement favori à sa propre succession, après 37 années déjà passées au pouvoir.

Thierno DIALLO

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