Sotchi par Ladji Doucouré

Afrique Connection | 21 / 02 / 2014 à 08:58

Ladji Doucouré, champion du monde du 110m haies en 2005, raconte comment il vit les Jeux d'Hiver de Sotchi.

 

Comment suivez-vous les Jeux Olympique d'hiver ?
Comme tout sportif passionné de sport, dès que j'ai un peu de temps, je regarde les compétitions en live. Sinon, je suis les résultats sur internet. Mais nous sommes également pas mal connectés entre sportifs français. Et via les réseaux sociaux, les résultats sont très vite relayés par la famille du sport français. 

Quelles sont vos disciplines favorites ?
A chaque fois, c'est différent. Je regarde bien sûr les disciplines classiques comme le ski alpin, le Biathlon ou le saut à ski. Je découvre aussi de nouveau sport. Mais les sports qui me parlent plus sont le patinage de vitesse ou le short-track. Dès qu'il y a une notion de vitesse et de chronomètre, je suis plus attentif. J'ai aussi suivi avec attention les performances du bobsleigh jamaïcain. 

Est-ce qu'il y a une discipline que vous avez du mal à suivre ?
Non, pas forcément. Avec l'âge, je m'intéresse à plus de choses. Mes premiers souvenirs datent d'Albertville en 1992. J'avais eu la chance d'aller en classe de neige, du coup, j'avais un peu suivi les JO et notamment le ski de fond car j'avais testé cette discipline. Avant je ne regardais pas le curling. Je ne demandais ce que ça faisait aux Jeux. Aujourd'hui, j'ai changé d'avis. C'est un sport très stratégique. Et je m'y suis intéressé. 

Quelle a été votre plus belle émotion depuis le début des Jeux ?
C'est Martin Fourcade. C'est super ce qu'il fait. Il a réussi ses Jeux Olympiques, même s'il aurait pu espérer mieux. Il a montré qu'il était à la hauteur. Et ce n'est pas fini. Il reste le relais. J'ai eu l'occasion de rencontrer Martin aux étoiles du sport, comme de nombreux sportifs. Du coup, j'ai un peu plus de compassion pour les athlètes. J'ai bien aimé la médaille de bronze de Coline Mattel. Je soulignerais également l'histoire incroyable des deux snowboarders Vaultier et Delerue. Le premier était blessé au genou et décroche l'or quant au second, il était dans le coma il y a un mois et il termine quatrième. C'est beau. C'est fort ! Je suis attentif à l'histoire des mecs. 

Et la déception ?
Guilbaut Colas. Je le connais en plus. Il était à fond. Et juste avant le début de la compétition, il se blesse. C'est horrible. Faire autant d'effort pour rien, c'est dur. En plus, il a décidé de mettre un terme à sa carrière. Ça fait mal au coeur. Il reste sur une déception. L'idéal, c'est de terminer comme Joubert. Même s'il n'a pas remporté de médaille, il est content de son programme. Il a tout donné.

Quel est le bilan des Français ?
Le bilan est correct. Et ce n'est pas fini. Il y a des gens sur qui ont compte et ils se ratent. D'autres qu'on n'attend pas et qui nous surprennent. C'est la magie des Jeux. On fera le bilan à la fin des Jeux. 

Connaissez-vous un sportif engagé aux Jeux de Sotchi ?
Oui, il y en a beaucoup. Je ne vais pas tous les énumérer. J'en ai beaucoup croisé aux étoiles du sport. Mais on n'est pas forcément des amis, mais on suit avec attention nos résultats respectifs.

Avez-vous déjà testé certains sports d'hiver ?
Oui, j'ai testé le Biathlon. C'est dur ! J'ai aussi fait un peu de bobsleigh et de luge. C'était plus des initiations, mais j'ai pu me rendre compte que ce n'était pas si facile que ça et que ça méritait beaucoup de préparation. 

Y a-t-il un sport d'hiver que vous souhaiteriez pratiqué après votre carrière ?
Tout le monde pense que le bobsleigh, la luge ou le skeleton sont facile pour nous. Mais il faut un grain de folie, mais je ne l'ai pas encore !

msn.com

Afrique Connection TV