Tanzanie: reprise des pourparlers censés mettre fin à la crise au Burundi

Afrique Connection | 21 / 05 / 2016 à 06:40

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Arusha est un lieu symbolique puisque c'est dans cette ville de Tanzanie qu'a été signé l'accord de paix mettant fin à dix ans de guerre civile.

En Tanzanie, à Arusha, dans le nord du pays, le dialogue de sortie de crise au Burundi a repris, ce samedi 21 mai, mais sans la participation de la principale coalition d’opposition, baptisée Cnared. Le Burundi est en proie à une grave crise politique depuis plus d’un an, provoquée par le troisième mandat présidentiel de Pierre Nkurunziza. Les pays de la région ont confié à l'Ouganda la médiation de ces discussions, mais c'est l'ancien président tanzanien, Benjamin Mpaka qui en est le facilitateur depuis deux mois.

La reprise des pourparlers qui a débuté vers 11h, heure locale, et c’est un coup d’envoi solennel devant des diplomates, des représentants du gouvernement, du parti au pouvoir ainsi que des représentants de la société civile venant du Burundi.

Parmi les invités burundais présents, figurent le gouvernement et le parti au pouvoir qui sont représentés en force par cinq délégués chacun, des partis qui lui sont alliés comme le président du FNL, Agathon Rwassa, qui est vice-président de l’Assemblée nationale du Burundi, mais qui se réclame également de l’opposition.

Parmi les représentants de la société civile, des représentants des femmes et des jeunes venus de Bujumbura.

Les grands absents, ce sont les partis du Cnared dont les leaders avaient été invités à titre individuel et qui ont donc décidé de boycotter cette session, en estimant qu’ils devaient y être invités en tant qu’entité. Le seul présent, c’est Léonard Nyangoma qui a créé le Cnared et qui est venu à titre personnel afin que l’on présente son parti.

Pendant toute la durée de la cérémonie officielle de relance du dialogue interburundais, aucune allusion à la plateforme d’opposition n’a été faite bien que pourtant présente, sans doute, dans toutes les pensées. Cependant, tous les interlocuteurs ont insisté sur un dialogue qui doit être inclusif.

Pas de négociation directe

Les cinq jours seront exclusivement consacrés à l’écoute. En réalité, les parties ne vont ni discuter ni négocier directement entre elles.

Durant les cinq jours, ce seront plutôt des rencontres, à huis clos, entre la médiation et les différents groupes qui sont prévues. Le médiateur a commencé par rencontrer, ce samedi 21 mai, le gouvernement burundais représenté notamment par le ministre des Relations extérieures, Alain-Aimé Nyamitwe. D’autres rencontres encore se feront avec les alliés du gouvernement, puis l’opposition, la société civile et ainsi de suite. A la fin, le médiateur essayera de tirer une conclusion.

L’objectif affiché est donc d’écouter, de comprendre la problématique de la crise au Burundi afin d’établir un agenda des points à discuter par la suite, un calendrier et même la liste définitive des participants.

Rappelons que malgré les pressions et sanctions de la communauté internationale, le pouvoir burundais refuse de s’asseoir à la même table que la coalition d’opposition qu’il accuse d’être liée à une tentative de coup d’Etat, en mai 2015, et aux violences actuelles.

RFI.FR

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